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EN BREF
<B>Alerte à la malaria en Indonésie</B>
Un risque accru de malaria menace les Banyaks, îles indonésiennes situées au large de Sumatra et proches de l’épicentre du violent séisme survenu le 28 mars, ont averti jeudi des médecins américains. Aucun des quelque 5 000 habitants des Banyaks n’a péri dans le tremblement de terre, d’une magnitude de 8,7 sur l’échelle ouverte de Richter, mais la proximité de l’épicentre a provoqué un raz-de-marée d’une hauteur de trois mètres qui s’est enfoncé jusqu’à des lacs intérieurs, créant un environnement propice à la multiplication des moustiques responsables de la malaria. « Le moustique qui transmet la malaria adore les eaux saumâtres. Vous avez cette eau salée puis il pleut et la salinité décroît et les moustiques commencent à pondre », a expliqué le commandant Jason Maguire, docteur de la Marine américaine attachée à l’ambassade américaine à Jakarta. « Dans un endroit comme les Banyaks où vous avez toute cette eau, il y a un grand risque de hausse de malaria », a-t-il ajouté de retour d’une mission dans les îles avec une équipe médicale américaine. Ces derniers ont appelé à des mesures d’urgence, soulignant notamment l’absence de dispersions d’insecticides sur les Banyaks, contrairement à la province voisine d’Aceh.
<B>Toumaï, notre vieil ancêtre</B>
Toumaï, âgé de sept millions d’années, est bien la plus ancienne espèce connue d’hominidé, a affirmé, mercredi 6 avril, le professeur Michel Brunet, du CNRS, qui a détaillé devant la presse les nouvelles données, permettant de confirmer sa découverte. La revue Nature a prévu de publier des articles à ce sujet dans son édition datée de jeudi. En 2002, le crâne de Toumaï avait été mis au jour à l’ouest de la vallée du Rift dans le Djourab tchadien par Michel Brunet, qui l’avait présenté comme le doyen de l’humanité, ce que d’autres palé-ontologues ont mis en doute, le considérant plutôt comme un ancêtre du gorille. Six fossiles étaient jusqu’à ce jour attribués à Toumaï : un crâne, deux fragments de mâchoire inférieure, ainsi que trois dents. Aujour-d’hui, Michel Brunet et ses collègues de la mission paléoanthropologique franco-tchadienne au CNRS de Poitiers annoncent avoir décrit deux mandibules et une prémolaire supérieure.
« Ces éléments de la tête osseuse et des dents permettent d’envisager une taille de 105-120 cm, soit une taille proche de celle du chimpanzé commun (Pan troglodytes). Mais Toumaï ne ressemble ni à un chimpanzé ni à un gorille », fait valoir le chercheur. La reconstitution électronique en 3D du crâne a été effectuée selon deux protocoles indépendants, l’un purement géométrique, l’autre utilisant les contraintes anatomiques existant chez les crânes de primates : singes, grands singes et hominidés.
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