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Ramgoolam fera un autre budget
Le leader de l?opposition a donné deux garanties, s?il accède au pouvoir. Il présentera un nouveau budget et demandera aux experts de n?Tan de reprendre leur enquête. «Le Parti travailliste (PTr) n?a aucune intention de réintroduire des taxes, mais nous ferons un autre budget pour relancer l?économie.»
Navin Ramgoolam, leader de l?opposition et du PTr, s?exprimait hier, lors d?une conférence de presse. Il a énuméré les éléments qui font les faiblesses du budget 2005-06. Une dette publique qui a doublé, un taux de chômage à 11 %, des investissements qui baissent, un taux de croissance plutôt bas, un déficit budgétaire qui n?arrête pas de croître, une balance commerciale qui accuse un important déficit et un taux d?inflation à 5,7 %.
Le leader de l?opposition a surtout mis l?accent sur le «gros danger» que représentent les détaxes annoncées pour les petites et moyennes entreprises. Selon lui, 60 000 emplois sont en jeu. Le projet duty-free island ne pourra fonctionner que si Maurice a, comme Singapour, une monnaie stable et un système efficace pour lutter contre la corruption. Il a aussi rappelé l?importance d?une politique d?accès aérien.
«Les deux ministres des Finances de ce gouvernement ont été off target». Pour Navin Ramgoolam, le budget est «trompeur», il «fait la bous dou». «Qui va acheter des montres Cartier, des produits Chanel ou des chaussures Gucci. Les touristes vont profiter (?). Par contre, les prix des cartables ne baissent pas (?). Pendant quatre ans et demi, une poignée a eu un maximum. C?est elle qui va encore taper.» Il a annoncé, pour la semaine prochaine, une conférence de presse détaillée de Rama Sithanen, ministre des Finances désigné dans un éventuel gouvernement mené par le PTr.
L?autre garantie donnée par Ramgoolam concerne l?enquête sur les fraudes à la Mauritius Commercial Bank (MCB). S?il revient au pouvoir, il demandera à n?Tan, le cabinet d?experts singapouriens, de reprendre son investigation. Il a rappelé que la Banque de Maurice a reconnu que l?enquête avait été suspendue, notamment pour une question de coûts. «Pourquoi a-t-on empêché n?Tan de continuer ?»
Il a critiqué le ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Celui-ci, qui était le conseiller légal de la MCB jusqu?à septembre 2000, montre des «signes de désespoir».
Il s?est dit favorable à une campagne électorale courte. Il a rappelé que tel fut le cas en 2000. «Une campagne longue, ça n?est jamais bon pour un pays».
Le PTr demande à l?IBA de faire respecter l?impartialité de la MBC
Le Parti travailliste critique l?Independent Broadcasting Authority (IBA) pour n?avoir pas assumé ses responsabilités face à la couverture des items politiques par la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC). C?est qui ressort d?une réunion, hier, entre les avocats du parti, Mes Milan Meetarbhan et Sanjay Bhuckory et l?avoué Me Kailash Purryag, avec Kader Kalla et Pierre Ah-Fat, respectivement président et directeur de l?IBA.
Les hommes de loi du PTr ont évoqué les «violations flagrantes» par la MBC de son cahier des charges. À titre d?exemple, la MBC a «accordé mercredi une plate-forme partisane au ministre des Finances et une couverture plus longue à l?intervention du ?backbencher? Veda Baloomoody, comparée à celle du leader de l?opposition». Ils demandent au régulateur de faire respecter l?exigence d?impartialité requise des services de radio et télédiffusion. Selon les travaillistes, le conseil d?administration de la MBC, présidé par le chef de la Fonction publique, Harry Ganoo et le régulateur, doivent s?assurer que les journalistes de la radio télévision nationale observent l?impartialité la plus stricte prévue par le «MBC Act», l?«IBA Act» notamment. Le PTr a d?autre part exhorté l?IBA à créer des guidelines pour la MBC en ce qui concerne le traitement de l?information après la dissolution du Parlement. Le parti envisage des actions judiciaires et extra judiciaires si l?IBA refuse d?exercer ses obligations légales.
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