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Dulloo : ?Les attaques de Bérenger sont malveillantes?

1 mars 2005, 00:00

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Madan Dulloo digère mal les critiques du chef du gouvernement, Paul Bérenger. Ce dernier n?a pas été tendre, vendredi, sur le travail de l?opposition et sur la démarche du parlementaire Madan Dulloo. Il avait trouvé que le leader du Mouvement militant socialiste mauricien (MMSM) jette ?le discrédit sur les institutions telles que la police et le judiciaire?, surtout sur les deux affaires ayant secoué la Mauritius Commercial Bank (MCB).

Lors d?une rencontre avec la presse, hier, Madan Dulloo a voulu démontrer que ces affirmations de Paul Bérenger sont ?fausses et malveillantes?. Pour lui, l?attitude affichée par le PM lors de la Private Notice Question, mardi dernier, est ?bien bien grave. Il veut cacher la vérité. Comment a-t-on pu, lors d?un hold-up, emporter tout cet argent ? Il faut parler davantage de cette disparition mais il semble que nous ne connaîtrons jamais les véritables circonstances.?

Selon le leader du MMSM, c?est le ?même scénario qui se répète et la même mise en scène que ceux du scandale MCB-NPF. Sinon, comment expliquer qu?Ameena Rojoa rencontre le Premier ministre le 6 février 2003 et que le scandale n?éclate que le 14 février. Entre-temps, le cabinet n?est pas informé et Paul Bérenger, comme il l?affirme à l?Assemblée nationale, a rencontré le n°1 de la banque, Pierre-Guy Noël?.

Madan Dulloo étaye ses dires en relevant les réponses données par le gouvernement lors des interpellations parlementaires d?avril, de mai et d?août 2003 portant sur le scandale MCB-NPF. ?Quand nous voyons toutes ces réponses, il est clair qu?il y a massive cover-up?.

Une autre critique de Paul Bérenger, vendredi, portait sur l?affaire des portiques et celle de Mare-Chicose. Celles-ci, dit-il, ont démontré que l?opposition ne peut pas apporter des preuves sur ce qu?elle avance. Or, Madan Dulloo estime que pour l?achat des portiques, ?le seul fait que les procédures n?ont pas été suivies jette le doute mais le rapport n?a rien démontré alors que nous étions allés dans ce sens. L?affaire a été étouffée.?

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