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Un nouveau centre pour les ex-détenus

1 mars 2005, 00:00

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Permettre aux ex-détenus de réintégrer la vie active. La Passerelle s?en soucie et compte désormais un centre flambant neuf pouvant accueillir trente personnes. La deuxième phase l?organisaton non gouvernementale (ONG), située à Impasse Nicolay, Port-Louis, a été inaugurée en grande pompe hier par le ministre de la Sécurité sociale, Samioullah Lauthan.

Coût du projet : Rs 2,1 millions. Desquelles Rs 1,3 million ont été récoltées grâce à l?aide financière de l?Union européenne et de A nou dibout ensam. La somme restante a été rassemblée par le Rotary Club, qui vient de souffler ses 100 bougies, le 23 février, et grâce à des dons de particuliers.

Samioullah Lauthan estime qu?il s?agit là d?une ?chance? pour ces hommes et ces femmes, qui ont été détenus dans des prisons, de bénéficier d?un encadrement à leur sortie. Mais, précise le ministre, les ONG et le gouvernement ne pourront résoudre à eux seuls tous les maux de la société. ?Nous avons besoin de l?aide de tout un chacun car la réhabilitation demeure l?étape la plus difficile.?

Outre un concert de chants organisé par les animateurs du centre, deux ex-détenus ont pris la parole pour témoigner de l?apport de La Passerelle. ?Cette organisation nous a permis de retrouver un peu de la discipline que l?on avait perdue avec le temps. Ce centre est un lieu de rencontre qui nous permet de partager nos expériences?, déclare Steve, un ex-détenu qui a expliqué avoir connu de sérieuses difficultés à la suite de problèmes familiaux.

Associé depuis le début à ce projet, le Rotary Club de Grand-Baie a sollicité l?aide de ses antennes en Italie, en France, en Allemagne et en Angleterre pour mener à bon port la construction de ce nouveau centre. L?aide, ont expliqué les différents partenaires du projet, n?a cessé d?affluer, malgré les multiples difficultés rencontrées durant les cinq ans qu?a duré le projet.

La présidente de l?association Père-Laval des Sans-Abri, Maryse Tranquille, a pour sa part tenu à remercier tous ceux qui ont ?donné de leur temps pour aider ceux dans le besoin?.

Le projet était également le dernier de l?organisation A nou dibout ensam. C?est ce que rappelle Juan Carlos Rey, chef de la délégation de la Commission européenne. ?Cette organisation mérite toute notre reconnaissance pour le travail abattu dans sa lutte contre la pauvreté.? Juan Carlos Rey souligne aussi l?important travail accompli par les volontaires de La Passerelle pour la réinsertion des ex-détenus. ?Ce projet est très important car il constitue une passerelle entre une vie ancienne, avec des difficultés, à une vie nouvelle qu?ils ont toutes les chances de réussir.?

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