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Happy End

28 février 2005, 00:00

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Karan Bhoyedhur, 64 ans, n?est pas ceux qui se contentent seulement de l?aide des autres. Cet habitant de Roches-Noires, ayant appris qu?au lieu de se contenter ?du poisson reçu en cadeau,? il préfère aujourd?hui aller pêcher lui-même.

Mais c?est surtout en vendant des ?ufs qu?il aide sa petite enfant, Anoushka Ramkelawon, qui est étudiante en form VI au collège Mahatma Gandhi à poursuivre ses études. Karan souffre de paralysie partielle. Il se déplace à l?aide d?une canne.

C?est une triste histoire que raconte Karan Bhoyedhur. Il y a une vingtaine d?années, Karan, qui est père de cinq enfants, marie sa fille aînée. Il travaille comme laboureur à un établissement à Belle-Mare.

Une année plus tard, sa fille donne naissance à Anoushka. Mais le père de cette dernière n?est pas content. Il n?aime pas les filles. Il demande à son épouse de laisser son enfant chez ses grands-parents où d?ailleurs elle est née.

La mère, contrainte d?abandonner sa petite chez ses parents, va connaître une vie d?enfer, qui se termine par le divorce.

La maman et la petite Anoushka vivent à Roches-Noires, sous la responsabilité de leurs parents et grands-parents. Quelques années plus tard, la mère décide de refaire sa vie et se remarie. Mais la petite Anoushka reste avec ses grands-parents.

Karan décide d?élever sa petite enfant comme ses autres enfants.

Mais il y a six ans, Karan commence à souffrir d?une forme paralysie. Cette maladie le contraint à abandonner son travail. Ses autres enfants, s?étant mariés vivent chacun de leur côté.

Karan va frapper à la porte du Trust Fund pour l?intégration des personnes vulnérables. Son dossier est approuvé. Il reçoit un poulailler et dix pondeuses. Ces dernières lui donnent dix ?ufs par jour qu?ils revendent à Rs 3.00 l?unité. Ce qui lui donne des revenus de Rs 900 mensuellement. Il dépense cet argent avec sa petite fille dont les dépenses sont estimées entre Rs 60 et Rs 70 quotidiennement.

Mais Karan décide de multiplier ses revenus. Il décide de faire l?acquisition d?autres pondeuses. Il est confiant de pouvoir vendre beaucoup plus d??ufs. C?est son épouse qui fait du porte-à-porte pour les vendre.

Quant à Anoushka, elle est en HSC aujourd?hui. Elle a réussi un joli parcours scolaire, grâce à son grand-père. Ce qui lui fait oublier son triste passé.

Ashok Kisto, Social Facilitator du Trust Fund se réjouit des efforts par Karan. ?Grâce à des gens comme lui, le Trust Fund est encouragé à sortir d?autres personnes de la misère et à ne pas être que des assistés?.

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