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Le karaté en bonne place
Une journée perdue. Les journalistes ont eu beau attendre la fin de la première journée de la 2e réunion du Comité international des Jeux des îles (Cij) hier au Palais des Sports, mais rien n'a filtré.
« On ne peut rien vous dire pour l'instant. Il faut attendre la conférence de presse de demain (NdlR : aujourd?hui) où vous aurez tous les détails », affirmaient en ch?ur aussi bien les membres du comité olympique malgache que ceux du Cij.
Le fait que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Henri Randrianjatovo en personne est venu participer aux débats dans l'après-midi d?hier laisse penser que la partie malgache n'entend pas céder le moindre pouce de terrain dans les discussions.
D'abord sur le nombre des disciplines que les autres membres du Cij comptent majorer d'une unité pour passer de 13 à 14. Ensuite sur les noms des disciplines où il importe de donner le maximum de chances à Madagascar.
Dans cette logique on peut déduire que le karaté où les Malgaches sont bien placés pour rafler le maximum de médailles, semble incontournable. Un palliatif qui ne pourra pas combler le déficit malgache en athlétisme et en natation où l'écart se fera. A se demander si les débats ont leur raison d'être étant donné que même si on introduit toutes les disciplines où Madagascar a un soi-disant avantage comme le karaté, la pétanque, le taekwondo, cela ne sera jamais suffisant pour rêver de la première place au classement des médailles si dans les deux disciplines reines des jeux, on est distancé.
L'information reste ainsi la composition du comité d'organisation (Coji) promise avant le début de la réunion du Cij. Hier, on a annoncé que la présentation des membres se fera lors de la conférence de presse de cet après-midi. La mise sur pied du Coji marque le début des préparatifs d'organisation et des grands travaux. La décision du Cij restera pendant longtemps lettre morte si le Coji tarde à voir le jour. La réussite des Jeux dépend du temps qu'on aura donné en amont aux détails de l'organisation. On en connaît les difficultés.
Sylvain Ranjalahy
L'Express de Madagascar.
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