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Maurice cherche ses repères dans le BPO
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Maurice cherche ses repères dans le BPO
Le produit existe. Il faut, toutefois, lui donner un emballage qui assure sa visibilité chez les clients potentiels. L?image de Maurice en tant que centre offshore de l?externalisation reste à faire. Le pays compte déjà plusieurs activités de business process outsourcing (BPO). Il est grand temps de songer à lui donner un brand solide. Pour cela, il faut investir dans les efforts de marketing au niveau des opérateurs, de l?industrie et du pays en général.
Jusqu?ici, il y a eu plusieurs initiatives vers le marché français et les pays francophones. Le Board of Investment a organisé mercredi un atelier sur les débouchés en Angleterre. Il a fait appel à deux consultants, Amit Badami et Colin Goodall, de l?Emerging Markets Research Group, un cabinet spécialisé dans le BPO.
Les deux intervenants ont brossé un tableau du marché anglais. Les secteurs susceptibles d?intéresser les opérateurs mauriciens sont les cabinets de comptabilité de petite taille, les sociétés d?ingénierie, le tourisme et même les petites et moyennes entreprises (PME). ?Les PME sont de plus en plus nombreuses à envisager de sous-traiter certaines de leurs activités. Il y a, par ailleurs, quelque 300 sociétés de comptabilité qui font déjà de la sous-traitance?, explique Amit Badami.
La réduction des coûts d?opérations est la motivation première des entreprises qui veulent confier certaines de leurs tâches non critiques à des opérateurs tiers. Ces derniers doivent être en mesure d?offrir des services de qualité à des tarifs compétitifs. Technologie, ressources humaines qualifiées et coût sont les principales considérations en jeu.
L?industrie doit aussi se positionner par rapport à la concurrence. ?Vous ne pourrez pas vous mettre en compétition frontale avec l?Inde. Vous devez trouver des marchés niches?, dit Colin Goodall. L?approche ?niche? consiste à démarcher des petits contrats auprès d?entreprises de taille inférieure.
Les prestataires mauriciens devront surtout éviter une confrontation basée uniquement sur le facteur coût. Ils vont devoir offrir des services à valeur ajoutée tant au niveau du front office (contact clientèle, entre autres) que ceux du back office.
Les participants au séminaire d?hier ont réfléchi sur les forces et faiblesses de l?offre mauricienne. La qualité et le coût des télécommunications ont aussi été abordés.
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