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Le BOI vante les mérites des paris en ligne

24 février 2005, 00:00

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L?industrie est jeune. Les revenus sont exponentiels. Fort de cette analyse, le Board of Investment (BOI) affirme que le secteur des paris en ligne est un créneau porteur pour le pays. Actuellement, les jeux en ligne ne sont qu?à un stade ?embryonnaire? avec un seul opérateur, Bowman International Sport Limited. Le deuxième, Clicknet, a fermé ses portes après deux ans d?opération.

?L?industrie des jeux en ligne n?est qu?au début de sa croissance. En dépit de son jeune âge, ce marché génère déjà des revenus et profits conséquents?, souligne le BOI dans son bulletin d?informations trimestriel, publié ce mois-ci. De US$ 5,7 milliards en 2003, les revenus passeraient à US$ 14,5 milliards l?an prochain. De 15, les opérateurs en ligne en 1996 sont passés à 1 800 en 2002. Cependant, le nombre exact avoisinerait les 400, vu que ces opérateurs gèrent de multiples sites.

Des projets soumis ont permis de situer les lacunes. La promotion du secteur, souligne le BOI, passe par une législation appropriée. De fait, les opérateurs sans scrupule seront éliminés de facto, et on ne retiendrait que les projets susceptibles de contribuer à l?élargissement de notre base de technologies de l?information et de la communication (Tic). Les principaux acteurs de cette lucrative industrie pourraient être ciblés pour qu?ils investissent dans le pays.

Pour tirer profit de ce secteur émergent, le BOI mettra bientôt sur pied une équipe comprenant des représentants du ministère des Finances et du Gaming Control Board. Ils devront proposer une ébauche du cadre légal. L?Etat serait ensuite en mesure d?énoncer une politique définie pour le développement de ces activités si rémunératrices. Cette proposition du BOI découle d?une étude commandée en juin 2004 et intitulée ?Potential of an online-gambling industry in Mauritius? A proposed regulatory framework?.

Les revenus de l?Etat seraient sous forme de taxes, et, à un degré moindre, à travers les permis et les cotisations. Ces taxes pourraient être prélevées sur le chiffre d?affaires, les profits et/ou les gains versés aux joueurs. ?Des pays ont imposé un mélange des trois sur les compagnies de jeux en ligne?, fait ressortir le BOI.

Le développement de ce secteur entraînerait une diversification des Tic. Actuellement, ce segment consiste principalement en centres d?appels et opérations d?externalisation. L?implantation des opérateurs permettrait de créer des emplois.

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