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Une avance bancaire pour les licenciés de Southern Textiles

24 février 2005, 00:00

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Les ouvriers licenciés de la Southern Textiles Ltd croisent les doigts. Si la proposition du ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun est acceptée aujourd?hui par les banques, ils pourront toucher leurs indemnités de licenciement malgré le fait que les caisses de l?usine soient vides.

Le ministre a soumis une proposition à la First City Bank et à la Banque de Développement pour qu?elles accordent une avance qui permettra d?indemniser les travailleurs licenciés en attendant que Chan Sui Ko, receiver manager de la firme d?experts-comptables, Ernst & Young, procède à la vente des actifs pour payer les dettes de la défunte usine. Les conseils d?administration des deux banques se réuniront aujourd?hui pour étudier la proposition.

Au cours de la réunion, hier, à la Victoria House, le ministre a suggéré en présence des représentants du Bureau du Premier ministre, du ministère de l?Industrie et du receiver manager que le dépôt de Rs 600 000 pour les travailleurs étrangers soit utilisé pour financer les indemnités de licenciement.

Selon les calculs, il faudra environ Rs 1, 5 million pour ces indemnités. ?Les banques m?ont fait savoir qu?elles se réuniront d?urgence aujourd?hui pour me faire savoir si la proposition a été acceptée ou non?, a déclaré hier à l?express, le ministre Soodhun après la réunion.

Le ministre Soodhun affirme qu?il a ?dépassé ses prérogatives de ministre pour faire cette proposition car Southern Textiles n?a plus un seul sou en caisse?. La pratique normale veut que le receiver manager ne soit pas tenu d'indemniser les travailleurs immédiatement car il faut vendre les actifs, payer les dettes et honorer les engagements financiers envers les travailleurs.

Implantée à Maurice depuis 1985 à Plaine-Magnien, Southern Textiles Ltd a fermé ses portes au début du mois laissant sur le carreau quelque 450 salariés. Ce fabricant de pull-overs disposait pourtant d?un carnet de commandes bien rempli. Mais le fonds de roulement faisait défaut. Le plan de sauvetage financier n?ayant pas abouti auprès des banques et autres institutions financières, la direction a préféré mettre la clef sous le paillasson.

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