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Ramjuttun reste en gare
Après s?être autoproclamé un des instigateurs de la fronde au Mou-vement socialiste militant (MSM), Dinesh Ramjuttun devra peut-être se contenter de voir passer le train.
Jusqu?ici, ni le groupe d?Anil Bachoo, ni le Parti travailliste ne semblent enthousiasmés à l?idée de l?accueillir. Toutefois, en baroudeur qu?il est, l?ancien conseiller du Premier ministre au siège des Nations unies ne reste pas les bras croisés.
Il était vendredi à La Louise où il a animé un meeting en solo. Pour la circonstance, il n?a pas lésiné sur les moyens. D?abord, sur son look. Il était vêtu d?un complet gris noir et arborait une cravate rouge. Il avait pris soin de s?entourer de percussionnistes avec djals et de dholoks pour rythmer son discours.
En toile de fond du caisson de camion qui a servi d?estrade, un immense drap blanc portant des croquis du mahatma Gandhi, de Yasser Arafat, de Nelson Mandela et de Martin Luther King. Question de se présenter comme le « défenseur zenfan esclaves et zenfan coolies » en croisade contre le gros capital.
Consultant tantôt des fiches, tantôt des coupures de presse, il tiendra le crachoir pendant 90 minutes. Des thèmes des plus disparates : critiques contre les facilités au grand capital et aux promoteurs touristiques et plaidoyer pour que les campement sites deviennent zones hôtelières ; confiscation de chasses, rejet de la réforme de l?éducation. Pointes à l?adresse de Paul Bérenger, de Pravind Jugnauth, etc. Des coups de griffes à sir Anerood Jugnauth. Le tout saupoudré d?un appel à voter Navin Ramgoolam.
L?assistance est tout aussi disparate et regroupe certains qui étaient au point de presse de Bachoo, mais aussi des sympathisants du PTr ou du gouvernement.
Il en faut cependant bien plus pour décourager le bouillant personnage. Il annonce une reprise au mois d?avril, le temps d?aller faire ses valises à New York et saluer ses proches restés là-bas.
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