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Bachoo se muscle avant de parler alliance
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Bachoo se muscle avant de parler alliance
Pour mettre toutes les chances de son côté avant de commencer à parler officiellement alliance avec les Travaillistes, Anil Bachoo entend prouver ce qu?il a dans sa manche. Il s?est donc entouré d?une quarantaine de sympathisants pour sa première sortie officielle face à la presse. Il en a profité pour annoncer un premier congrès dans son fief de Centre-de-Flacq vendredi prochain.
Comme pour contrer toute accusation de communautarisme, le groupe a pris soin de panacher l?assistance à son point de presse vendredi à l?hôtel St-Georges, à Port-Louis. On a ainsi vu aux premières loges aux côtés des trois autres parlementaires qui ont pris leurs distances du Mouvement socialiste militant (MSM), Jocelyn Seenyen, ancien membre du Parti socialiste militant (PSM), puis du Mouvement militant mauricien (MMM) et du MSM et l?ancien ministre Noël Lee Cheong Lem, qui était, il y a peu, conseiller d?Anil Bachoo au ministère des Infrastructures publiques.
Étaient aussi présents, Bala Teeroovengadum, qu?on avait vu en compagnie des rouges lors de la campagne pour la partielle de Piton-Rivière-du-Rempart ; Swadick Peerally, un ancien MMM, qui a ensuite roulé sa bosse au PMSD, puis au MSM ; Parmanand Ramlackhan, un ancien du Mouvement des travaillistes démocrates ou encore Mario Augustin qui avait dans le temps milité au sein du PSM d?Harish Boodhoo.
Pour cette première sortie publique, Anil Bachoo s?est cependant gardé de donner des précisions sur la création de son parti, préférant sans doute garder la primeur pour ses partisans dans sa circonscription.
Il est toutefois revenu sur les raisons avancées pour justifier son désaccord avec la direction du MSM : mollesse de Pravind Jugnauth, jugé « pas fit and proper person pou lead sa parti la » avec pour conséquence que le MSM est aujourd?hui devenu « un dormant partner en déphasage avec son électorat ».
Ligne de communication avec Ramgoolam
Tout en concédant que c?est bien lui qui avait proposé le nom de Pravind Jugnauth à la direction du MSM, on sent cependant qu?il a du mal à digérer la chose. Il a ainsi, et à plusieurs reprises, utilisé le terme de « garson la » en parlant de son ancien leader comme pour bien souligner la vitesse de son ascension à la tête du MSM.
Ses reproches ne s?arrêtent cependant pas au leader du MSM et à son entourage. Il accuse Paul Bérenger d?avoir réduit « le cabinet system of government à un priministerial system of government en accaparant des dossiers contrairement à sir Anerood Jugnauth qui accordait les coudées franches à ses ministres ». Jean-Mée Desvaux, conseiller du Premier ministre, qualifié de Senior Minister, en prend également pour son grade.
Tout en prédisant que la direction du MSM « conduit le parti à sa perte », Anil Bachoo a préféré garder ses cartes dans sa manche. Il nie toute négociation avec le Parti travailliste et se contente de dire qu?il a toujours conservé « une ligne de communication avec Navin Ramgoolam ».
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