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Sauvons l?ICP !
L?Institute for Consumer Protection va bientôt disparaître si personne ne réagit. L?institut est à bout de souffle.
Il reçoit chaque année Rs 158 000 d?aide publique, et Rs 25 000 environ d?aide privée pour son fonds de roulement. Près de Rs 185 000 de budget annuel pour une organisation qui a un personnel microscopique. Voilà une organisation non gouvernementale (ONG) bien lotie, pourrions-nous dire. Il n?en est rien !
Il suffit de s?intéresser à une seule des dépenses de l?institut pour se rendre compte que la situation est intenable. L?ICP paye près de Rs 100 000 de location par an !
Et ce ne sont pas des bureaux luxueux. Mais, quand pour être accessible, on veut être présent dans la capitale... il faut en payer le prix !
Les plus aptes survivent, dit-on. L?ICP pourrait-il être en train de vivre ses derniers instants parce qu?il n?est pas en train de deliver the goods ? Certainement pas. On aura eu l?occasion de juger le sérieux de cette organisation à plusieurs reprises. Le prix du panier de la ménagère qu?il compile est un indicateur fort révélateur, bien qu?il soit moins « scientifiquement » constitué que celui du Central Statistics Office. Ses observations, souvent justes, sur les promotions, parfois trompeuses, de telle ou telle enseigne de grande distribution ou d?électroménager, donnent aussi une idée de sa vigilance.
Puis, le succès qu?obtiennent souvent les consommateurs ayant recours à l?aide de l?ICP témoigne également que l?organisation est crédible et qu?elle fait son travail.
On ne pourrait pas en dire autant de ces dizaines d?ONG qui existent sur papier et qui captent parfois des dizaines de milliers de roupies de subventions sans changer un iota de quoi que ce soit à Maurice !
Quand on pense à l?ICP, il est impossible de ne pas penser à son grand frère, l?Association des consommateur de l?île Maurice (Acim). Née au début des années 1970, l?Acim est tenue pour être la principale ONG au service des consommateurs à Maurice. C?est vers elle que se tournent, dit-on, beaucoup de clients lésés. L?Acim a récolté les fruits de son succès. Le gouvernement lui a octroyé, il y a plusieurs années déjà, un espace pour la construction de son siège. L?association reçoit également une aide publique presque trois fois supérieure à celle de l?ICP, née en 1983. Alors, va-t-on reconnaître le travail effectué par l?ICP et lui donner les moyens nécessaires pour qu?il continue sur sa lancée ? Ou bien la politique du ministère des Finances et de celui du Commerce va-t-elle consister à ne laisser voir qu?une seule ONG se chargeant de la protection des consommateurs ? Nous pensons que deux chiens de garde valent mieux qu?un. Surtout si les deux montent bien la garde. Ce qui semble être le cas ici. Si, le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, partage cet avis, il saura sans doute quoi faire. Cela ne représente qu?une petite ligne et une goutte dans le budget de l?État. Sauvons l?ICP !
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