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Le secteur pétrolier bouillonne... encore
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Le secteur pétrolier bouillonne... encore
Regroupant 1 051 employés de la défunte Solima, transférés chez Galana, Total, Shell, Jovenna, Logistique pétrolière, Socama, Raffinerie et Moco, l?Association du personnel du secteur pétrolier (APSPM) était arrivée à perturber la distribution des carburants en octobre 2003 par une grève décrétée aux dépôts dans toute l?île.
?Nous allons faire un rapport de la situation générale concernant les travailleurs dans le secteur pétrolier, de l?affaire au tribunal APSPM/Solima sur les droits prescrits dans la convention collective, les travailleurs et les repreneurs de la Solima après la privatisation?, annonce Rakotoarisoa, un membre de l?association.
Cette association accuse la Solima de ne pas respecter la teneur de la convention collective. Ce qui a provoqué la grève d?octobre 2003. Le gouvernement était contraint de recourir à la réquisition pour assurer la distribution des carburants quand les files d?attente commençaient à se former devant les stations-service de la capitale.
?Aucune décision dans le sens d?une grève n?est pas encore prévue. Nous avons simplement l?impression que le tribunal devant trancher sur notre dossier s?entête dans des man?uvres dilatoires par le recours à des artifices judiciaires pour ne pas se prononcer?, déplore Rakotoarisoa.
L?APSPM exige le paiement de diverses indemnités relatives au ?licenciement abusif? décidé par la Solima. Cette thèse est contestée par l?Association ?Tambatrasoa? qui réunit 760 employés déflatés de l?ancienne société d?Etat.
Pour cette association, ?on ne peut pas évoquer de licenciement car les employés transférés dans les sociétés, qui ont repris les divers lots de la Solima au cours de sa privatisation, ont été sélectionnés. Ils ont librement accepté l?offre de leurs nouveaux employeurs et le transfert s?est concrétisé par la signature par chaque agent d?une lettre de notification individuelle de transfert, co-signée par le président du comité de privatisation et le directeur général de la Solima.?
Rakotoarisoa de l?APSPM affirme que ?des agents de la Solima ont déjà eu ces indemnités édictées par la Convention collective. Pourquoi ce traitement inégalitaire ??, se demande-t-il.
La question qui se pose est de savoir si la Solima déjà dissoute peut répondre positivement aux exigences de l?association.
À cause de la grève de l?Apsm en octobre 2003, le président Marc Ravalomanana, excédé par le blocage que cela a provoqué sur la vie économique, avait décidé la libéralisation totale du secteur pétrolier, effective au 1er juillet 2004. Samedi, l?APSPM tiendra une réunion qui sera certainement très suivie. Il semble que c?est la saison de la contestation.
<I>L?express de Madagascar</I>
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