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Un plan d?action pour la protection des baigneurs

3 février 2005, 00:00

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Un comité de coordination regroupant les diverses autorités concernées par la sécurité des usagers des plages et des lagons sera mis sur pied prochainement. Un plan d?action pour assurer une meilleure protection des baigneurs est à l?étude.

Ce sont les décisions majeures prises par un comité de haut niveau qui avaient récemment réuni les responsables de la Beach Authority, ceux de la National Coast Guard, ceux de la Port Authority, des officiels des ministères des Pêcheries et du Tourisme. L?ICP, qui avait été reçu par le directeur de la Beach Authority dans le sillage des récents accidents en mer, avait soumis un mémorandum à l?intention de ce comité.

Selon un cadre de la Beach Authority, la responsabilité de cet organisme ne peut être engagée par rapport aux accidents survenus en mer récemment. Mais, selon le directeur de la Beach Authority, un cas d?accident en mer est un cas de trop. D?où l?intérêt que porte son organisme à la question.

<B>Délimiter les zones de baignade</B>

Selon nos informations, les discussions au sein du comité de haut niveau ont tourné autour du flou entourant les responsabilités des diverses autorités. Un haut cadre de la Beach Authority a concédé qu?il existe un certain chevauchement entre les champs d?action des organismes respectifs. Comme l?avait souligné l?ICP dans sa mémoire, les responsabilités des uns et des autres sont floues lorsqu?il s?agit du monitoring des plages publiques et du lagon.

Si d?une manière générale, la Beach Authority est responsable, de la gestion des plages publiques, les activités des bateaux de pêche relèvent du ministère de la Pêche, tandis que celles des bateaux de plaisance relèvent du ministère du Tourisme?

C?est dans le but d?éclaircir cette situation qu?un comité de coordination, tel que l?a proposé l?ICP, sera institué afin d?assurer une meilleure coordination entre les différentes autorités.

Actuellement, en l?absence d?une définition claire des responsabilités et d?un organisme capable de prendre des actions, certains opérateurs n?hésitent pas à faire prendre des risques importants à leurs clients.

Par ailleurs, le comité de haut niveau devait aussi se pencher sur la création, et surtout la supervision des zones de baignades. En dépit des recommandations de la Government Notice 90 de 2004, l?idée de créer des zones de baignades semble avoir été abandonnée. Promulguée sous le Beach Authority Act 2002, la GN 90 de 2004 fait provision pour la création de zones de baignades et de buffer zones dans les lagons.

Ce règlement donne accorde à la Beach Authority l?autorisation de délimiter des zones de baignades à l?aide de bouées jaunes. Il prévoit de même la création de buffer zones à une distance de 10 mètres d?une zone de baignade, à l?aide de bouées rouges. Dans ces deux espaces, les pédalos, kayaks, planches de surf seraient interdits.

Des bouées jaunes, délimitant les zones de baignades, initialement installées à Flic-en-Flac, Pereybère et Blue-Bay, n?ont pas été remplacées à la suite d?un cyclone. Au National Coast Guard, on souligne l?urgence de remplacer les bouées jaunes, pour la sécurité des baigneurs. En l?absence d?une démarcation visible de la zone de baignade, nageurs et opérateurs se retrouvent dans un même espace, souvent au péril du baigneur.

La Beach Authority, recherche, avec ses partenaires, une solution en vue de permettre l?ancrage permanent de ces bouées, sans être la source d?autres accidents. L?ICP, de son côté, a invité les autorités à délimiter les zones de baignades en consultation avec les organisations de consommateurs, afin d?éviter les critiques qui avaient été formulées suite à la délimitation effectuée à Pereybère.

<B>Création de ?nautical centres? </B>

Autre fait souligné par l?ICP, et qui retiendrait l?attention du comité de coordination envisagé, c?est l?absence de mouillages pour les bateaux de plaisance ou de pêche. L?opérateur de bateau qui tire des bouées dans le lagon doit nécessairement accoster pour prendre ses clients. Or, les man?uvres enclenchées pour s?ancrer près de la plage, en attendant les clients, comportent des risques pour les baigneurs.

Dans sa mémoire, l?ICP souhaite que des règlements plus stricts soient promulgués et des points d?embarcation ou de mouillage soient identifiés. À la Beach Authority, on est d?avis que ce problème sera résolu avec la création de Nautical Centres, annoncés depuis longtemps déjà et qui se font attendre. L?octroi de permis à une centaine de skippers récemment, permettrait de démarrer les projets de centres nautiques sur des plages les plus fréquentés.

Il faut souligner que des miradors installés le long de la plage de Flic-en-Flac, par exemple, n?ont jamais été occupés. L?ICP souhaite que l?entretien de ces miradors et leur utilisation soient attribués à la National Coast Guard. Mais, dans l?immédiat, aucune décision n?aurait été prise.

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