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Temps fort pour les banques
Les profits des banques commerciales sont en hausse. Les bénéfices avant impôts des dix banques en opération lors de l?exercice 2003-2004 s?élèvent à Rs 3,1 milliards contre Rs 2,6 milliards lors du précédent exercice. C?est ce qui ressort du rapport annuel de la Banque de Maurice sur la supervision bancaire.
Les chiffres compilés par la Banque centrale dans son rapport 2004 sont puisés des bilans finals publiés par les banques entre juin 2003 et juin 2004. Ainsi, les Rs 500 millions additionnelles engrangées par les banques est une amélioration par rapport aux résultats de 2002-2003. La hausse des bénéfices avant impôts y était de Rs 75 millions seulement comparée à l?exercice 2001-2002.
La croissance de 19,2 % des bénéfices avant impôts des banques en 2003-2004 vient mettre un terme à trois années de plafonnement autour de Rs 2,5 milliards. De plus, le taux de rendement par action est globalement en hausse passant de 15,6 % à 18 % entre juin 2003 et juin 2004.
Les revenus globaux des banques ont enregistré une hausse de 19,7 % passant de Rs 12,6 milliards à Rs 15,1 milliards. Les intérêts perçus sur les prêts, avances, investissements en bons du Trésor représentent la principale source de revenus des banques, soit 80 % en moyenne au cours de ces cinq dernières années.
Excès de liquidités
La Banque de Maurice observe toutefois que les revenus sur les avances tendent à diminuer tandis que les intérêts perçus sur les bons du Trésor, Bank of Mauritius Bills et autres obligations d?Etat augmentent, passant de 20,7 % à 27,4 % des revenus globaux en terme d?intérêts.
Pour le régulateur, cela indique que les banques commerciales veulent modifier leur profil de risque en optant pour des instruments à moindre risque. Même si les prêts et les avances demeurent la principale source de revenus.
En fait, la demande de crédit surtout émanant du secteur privé a ralenti. Et les banques se sont retrouvées avec un excès de liquidités qu?elles ont de plus en plus placé dans les instruments du gouvernement qui sont des garanties sans risque. Ce type de placements représente 25,5 % en 2004 dans les actifs globaux des banques. En juin 2003, le pourcentage était de 21,5 %.
Le pourcentage que ce type de placements représente dans les actifs globaux des banques est ainsi passé de 21,5% en juin 2003 à 25,5% en 2004.
MAUVAIS PAYEURS
L?industrie manufacturière, secteur à risque
■ L?industrie manufacturière, la zone franche incluse, est le secteur d?activité le plus à risque pour les banques. Le commerce et la construction suivent dans l?ordre, révèle le rapport de la Banque de Maurice sur la supervision bancaire. D?une manière générale, les avances non performantes ont augmenté passant à Rs 7,6 milliards en juin 2004 contre Rs 7,2 milliards en juin 2003. L?industrie et la zone franche comptaient pour Rs 2,6 milliards de ces avances non performantes, le commerce Rs 1,6 milliard et la construction Rs 1,4 milliard. La hausse des avances non performantes entre 2003 et 2004 a entraîné une hausse des provisions pour les mauvais payeurs et des créances douteuses. Elles sont passées de Rs 2,2 milliards à Rs 3,1 milliards. Les banques commerciales du pays ont fait provision de Rs 1,2 milliards pour ce secteur.
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