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Daniel Guillaume, artiste complet

17 janvier 2005, 00:00

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Il est comédien, compositeur, metteur en scène et réalisateur français. Sa visite à Maurice nous a permis de mieux connaître l’homme qui a travaillé avec les grands du cinéma, dont Luchino Visconti et John schlesinger, entre autres.

C’est parce qu’il s’est intéressé de près à ses racines que Daniel Guillaume s’est retrouvé à Maurice : il serait un des descendants de la famille Bonnet. Aidé et orienté dans sa recherche généalogique par l’historien Norbert Benoit, un rat des archives, Daniel a pu remonter, grâce à des documents authentiques, jusqu’à l’arrivée à Maurice, le 30 novembre 1840, du premier Bonnet répondant au nom de Michel Bonnet de Vernon, capitaine de vaisseau. Un certain Louis Gaston Bonnet sera également l’époux d’Emmanuel Chaperon qui engendra Régis Chaperon.

Daniel Guillaume est né en France et vit actuellement à Paris. Très tôt, ses études de piano et d’harmonie lui ont valu un 1er prix au concours du Royaume de la musique, organisé par Radio France. Plus tard, il composera la musique des films L’Heureuse faillite et Daniel Brottier.

Après ses cours de théâtre (René Simon, Tania Balachova, Andréas Voutzinas, Blanche Salant), il se lance comme comédien au théâtre, à la télévision et au cinéma. A la télévision, il jouera dans Le Temps des as de Claude Boissol, dans Les Rois Maudits de Claude Barma, dans Les Faucheurs de Marguerite de Marcel Camus, dans Confidences de Maigret d’Yves Allegret, et dans L’Education sentimentale de Marcel Cravenne. Au cinéma, il sera présent dans I comme Icare d’Henri Verneuil, dans A chacun son enfer d’André Cayatte et dans La dentellière de Claude Goretta, entre autres.

Son expérience lui permettra d’assister les grands metteurs en scène du monde cinématographique. Ainsi, on le verra à côté de Jacques Seyres lors de la mise en scène de La bague au doigt (avec Richard Berry), à côté de Joel Santoni pour Les œufs brouillés (avec Jean-claude Brially, et Jean Carmet), à côté de Luchino Visconti pour Manon (opéra de Puccini). A Visconti, il offrira également sa collaboration artistique pour le film Violence et passion (avec Burt Lancaster et Helmut Berger). Il sera également à côté de John Schlesinger pour Marathon Man (avec Dustin Hoffman).

C’est dans la réalisation et dans la mise en scène que Daniel Guillaume apportera sa plus grande contribution. Il participera à une série de courts et moyens métrages, fictions et documentaires, tels que L’Heureuse faillite (d’après Hermann Melville) et surtout Daniel Brottier, un long métrage, documentaire et fiction, sur le Révérend Père Brottier, sa vie, son œuvre et sa béatification à Saint Pierre de Rome par le Pape Jean Paul II.

Projets

Daniel Guillaume travaille également à l’adaptation de l’œuvre de Stefan Zweig qu’il compte mettre en scène pour le théâtre. “Ma motivation première est de souligner l’esseniel du message de l’auteur sans jamais le trahir tant sur le plan de la forme que sur le fond”, explique-t-il. Son objectif est de rendre le texte plus émotionnel, “comme échappé d’une expression sensorielle libératoire”. C’est à l’aide d’effets musicaux, comme par exemple le son d’un violon où celui d’une clarinette qui pourrait prolonger un climat ou traduire un espoir, qu’il pense amplifier les émotions en leur donnant de la couleur et de la luminosité.

Daniel Guillaume nous a également dévoilé son projet de créer une association qui instaurera un échange culturel entre l’île Maurice et la France. Tous les créateurs d’arts plastiques, écrivains, cinéastes, chanteurs, peintres, sculpteurs, entre autres, seront concernés par ce projet. Il souhaite mettre sur pied un comité de parrainage qui financera chaque année un lauréat dans différentes disciplines pour un stage à l’étranger. Cette idée lui est venue de ses activités professionnelles en France (écriture et réalisation des films) et d’un enseignement hérité de ses maîtres. L’association cherchera évidemment l’aide des insitutions internationales, comme l’Unesco.

Daniel Guillaume a aussi un projet sur la vie intime de Léon Tolstoï qu’il nous dévoilera plus longuement… au cours de sa prochaine visite à Maurice.

“Il souhaite mettre sur pied un comité de parrainage qui financera chaque année un lauréat dans différentes disciplines pour un stage à l’étranger. Cette idée lui est venue de ses activités professionnelles en France (écriture et réalisation des films) et d’un enseignement hérité de ses maîtres.”

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