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Resident Evil : Apocalypse Now !

14 janvier 2005, 20:00

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S?échapper ne suffira pas. Cette fois, il va falloir affronter. Resident Evil Apocalypse d?Alexander Witt, est résolument la suite de Resident Evil de Paul W. S. Anderson, il le prolonge sans le copier.

Alexander Witt, assistant réalisateur sur le premier Resident Evil, gagne ses galons de réalisateur. Il passe haut la main le test en se retrouvant seul derrière la caméra. Contrairement aux suites dont sont friands les réalisateurs d?Hollywood, celle de Resident Evil est encore meilleure que le premier.

La suite est comparable à un immense jeu vidéo dont les cinéphiles n?auraient pas les manettes. Les fans du jeu, y retrouvent l?univers du jeu, tandis que ceux qui ne sont pas des mordus des jeux vidéo, découvrent un film sans temps mort, survolté, survitaminé, dont la fin, fait encore plus saliver, en attendant Resident Evil : Afterlife, le troisième volet.

Resident Evil Apocalypse, ne peut laisser insensible tout amateur de sensations fortes. On se délecte de ce combat surhumain entre des femmes devenues des super-héroïnes et une corporation qui a perdu toute notion de la mesure.

Milla Jovovich, épaulée par Sierra Guillory, face à Umbrella Corporation et l?imposant Némésis, c?est de l?action, de l?action et de l?action. Pendant que les balles criblent les haut-parleurs du cinéma Star au Caudan, que Milla Jovovich envoie valser des créatures d?outretombe, le cinéma du genre en est revigoré.

L?actrice ne se contente pas de porter le film, elle incarne l?héroïne de ce piège à zombies, si parfaitement en équation avec son personnage. Son personnage peut être gentil et vulnérable et l?instant d?après, se transformer en une masse bondissante, froide et décidée.

Le réalisateur ne s?attarde pas sur son physique de mannequin, même s?il est difficile de passer à côté. Mais là, n?est pas la question. Autant le premier opus ressemblait à un huis clos haletant, autant celui-ci ratisse large. On passe des rues incendiées de Raccoon City à son horrible laboratoire secret, puis dans le calme (qui sera de courte durée), d?une église abandonnée, jusqu?à l?école de la ville.

Les personnages principaux se lancent dans un sauve-qui-peut général, avant que l?affrontement ne devienne l?enjeu principal du film. Et là, c?est un déferlement d?action. Les acteurs, entraînés aux subtilités des arts martiaux, crèvent l?écran et font de ce deuxième volet des aventures d?Alice au pays de l?action et du surnaturel, un moment rare.

Si certains, gênés par la surcharge d?action, ont eu du mal à suivre le rythme du film, c?est qu?ils n?avaient rien à faire là !

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