Publicité

Neuf joueurs sur le marché

15 janvier 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En réponse au manque d’effectifs des équipes en première division, il est prévu que cinq garçons et quatre filles obtiennent leur libération cette saison du Centre national de formation.

À ce sujet, une cérémonie officielle sera organisée au plus tard la semaine prochaine, réunissant les joueurs, leurs parents et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ravi Yerrigadoo.

Parmi les cinq joueurs libres cette saison, on retrouve Yannick Fanfan, Shiv Mahadia, entre autres. Le premier nommé a déjà fait son choix et s’entraîne depuis lundi dernier sous la férule de Melchior Miniopoo au Port-Louis Red Star. Au-delà de ces joueurs nés en 1984, le Centre national de formation a décidé qu’arrivé à l’âge de 18 ans, les stagiaires devraient être libres de leur choix.

« Je pense que c’est la meilleure chose que l’on puisse faire. À 18 ans, les jeunes sont en mesure de faire un choix, soit de rester encore une année au centre ou d’intégrer une équipe de la première division », explique Désiré Lepoigneur, président du CNFVB.

Le volley féminin dans la panade Ainsi, mis à part ces cinq joueurs, d’autres stagiaires pourraient prendre la porte de sortie. À titre d’exemple, Stéphane Toussaint a déjà rejoint les rangs du Star Knitwear VBC. Âgé de 19 ans, le Nordiste a jeté son dévolu sur le club de Rivière-du-Rempart. Il pourrait être rejoint par un autre Nordiste qui a également atteint la majorité.

Du côté féminin, Stéphanie Duval, Anabelle Rouget et deux autres filles quitteront le CNFVB, ayant atteint l’âge de 19 ans. Là encore, d’autres joueuses d’Yves Lam Hing pourraient signaler leur intention de se retirer du Centre de formation. Sandrine Jerry, très convoitée, devrait être de celles-là.

La cérémonie initialement prévue aujourd’hui a été repoussée à la semaine prochaine, le ministre étant retenu par la conférence des petits États insulaires.

L’arrivée de cette dizaine de joueurs sur le marché ne sera cependant pas suffisante pour atténuer le manque d’effectifs de bon nombre d’équipes. C’est en effet le grand mal en première division, chez les hommes comme chez les dames. Il est question de carence au niveau de la qualité comme de la quantité.

Si chez les hommes, la situation semble moins inquiétante, par contre en féminin, on a presque touché le fond après le retrait de l’Union de Curepipe de la D1.

Bientôt, le volley-ball féminin n’attirera plus personne, même pas les préposés du gymnase de Vacoas.

Quant au niveau, n’en parlons pas. Lors des quatre dernières années, l’Union de Curepipe avait deux matches par saison. Là aussi seulement si le championnat se jouait sur un système aller retour. Au cas contraire, une victoire sur Azur SC ou les Vallijee Citizens faisait l’affaire.

Pour changer les données, il faudra une nouvelle politique de formation et une bonne dose de patience. De plus, il faudra que les équipes retrouvent leurs bonnes vieilles habitudes en formant les jeunes. Le CSSC et l’Union de Curepipe ont une longueur d’avance. Reste aux autres équipes de leur emboîter le pas. Et pour concrétiser tout cela, un calendrier unique pour les jeunes est plus que primordial. L’établir dans un premier temps et le respecter pour qu’il serve au moins à quelque chose.

Publicité