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Mélodies pour la solidaritéLa belle ouvrage
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Mélodies pour la solidaritéLa belle ouvrage
Il était une fois, des voix de l?océan Indien. Unies, soudées. Leur élan, est un élan du c?ur. Une première pour l?océan Indien, une première pour la lutte contre le sida. C?est avant tout musicalement que s?impose Mélodies pour la solidarité.
C?est d?abord, un écrin sonore. Les voix brillent, les chants s?élèvent. L?année musicale s?annonce bien. Quand le rideau se lève, on ne résiste pas à l?élan du c?ur. Les voix ont du charme, les textes sont lourds de sens, les musiques s?envolent et emballent. Melodies pour la solidarité est sans conteste, une belle ouvrage musicale, une ouvrage vraie avec au bout du compte, une réelle envie de chanter pour la bonne cause.
En levée de rideau, Rajery, le Malgache et «l?orizinal» Blakkayo, en plat de résistance. Les textes qu?ils chantent, ont le mérite d?être sans ambiguïtés. Le combat est contre les clichés, l?indifférence, le mépris et les préjugés. On est tout de suite projeté au c?ur des sonorités africaines, et au son si particulier des percussions chaloupées, de la «Kora» cet instrument exotique à corde pincée, venu d?Afrique.
La musique s?envole et l?on prend le temps de s?imprégner du sens de chaque morceau : Combat, Semen la vie, Virus espoir, Per sida, entre autres. Les voix de l?océan Indien, mélangées les unes aux autres, comme celles claires et limpides du bhojpuri de Meera Mohun et le ragga de Benjam, le Réunionnais, sont un baume pour le coeur. Les mélodies parfois connues, reprennent vie, grâce à cette fusion des rythmes qui bercent notre océan. Quand le reggae du Rodriguais Hardy Meunier s?élève, le chant d?Alpha et Hanitravrivo, prend tout son sens. Cette floraison musicale qui chante la souffrance liée au sida, n?est jamais fade ou alarmiste. Elle chante seulement.
Quand chante Sangeeta Sharma, son Jeeya Re Baya sonne comme le Get up, stand up ! de Bob Marley, avec ses basses et ses pointes rebelles. Les percussions martèlent, les mots infiltrent la musique, le ton passe du grave au nostalgique. «Le soleil s?est levé avec des rayons d?espoir.» Mais «quand doucement, doucement, la vie dépérit, personne n?est à l?abri.» Jean-Marc Volcy,
Baster et Désiré François. Trois immenses artistes, dont les voix sonnent et résonnent, établissent leur puissance étourdissante sur Per sida et To sourir, mo lespoir.
Mélodies pour la solidarité, ?uvre sociale et oeuvre musicale, mais surtout ?uvre d?espoir, avec ces visages familiers ou anonymes, qui sourient à la vie sur le livret qui accompagne le CD, mixé et masteurisé au Studio Kapricorn, inaugure sur les chapeaux de roues, une longue campagne de sensibilisation et de responsabilisation contre le sida. Le disque a valeur de porte-drapeau. Il réussi le pari de solliciter des réactions positives, sans jamais dépasser la mesure. C?est ça la magie de la musique, et c?est ça aussi, la responsabilisation.
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