Publicité
?Ce qu?il nous faudrait, c?est davantage de formation ?
Par
Partager cet article
?Ce qu?il nous faudrait, c?est davantage de formation ?
?<B>Comment s?est déroulée votre enquête à la suite de l?agression de Jean Alain Résidu, le 21 décembre ?</B>
L?Anti-Piracy Unit a prêté main forte à la police de Pope Hennessy dans ce cas car il s?agit d?un artiste. Nous avons pu identifier les agresseurs d?après les informations données par Résidu. Avec les collègues, nous avons pu arrêter deux suspects, après vérification, qui ont été identifiés par la suite par Résidu. Le chanteur avait été agressé le 21 décembre et nous avons arrêté le premier suspect le 27 décembre et le second le 6 janvier.
?<B>Il est dangereux pour les artistes de combattre ainsi le piratage, que leur conseillez-vous de faire en de tels cas ?</B>
Si un artiste découvre des copies illégales de son produit dans la rue, il doit avoir recours à la police la plus proche. N?importe quel policier peut s?occuper d?un cas comme cela et rapporter ensuite l?affaire à l?Anti Piracy Unit.
?<B>Quels sont les pouvoirs de l?Anti Piracy Unit ?</B>
Nos pouvoirs sont définis d?après le Copyright Act. Si quelqu?un vend des produits piratés sur la rue, nous allons le verbaliser, demander s?il a ou non un permis. Si tel n?est pas le cas, la police fera une saisie des produits et démarrera une enquête.
?<B>Les policiers sont-ils au courant de tous les faits dans la lutte anti-piratage ?</B>
Nous avons eu un atelier de travail avec la Masa et des membres du Parquet où nous avons expliqué aux policiers des Central Investigation Division tout l?aspect concernant la propriété intellectuelle, sur le Copyright Act, sur l?identification d?un produit piraté, sur les procédures à suivre?
?<B>Combien de saisies et/ou arrestations avez-vous réalisées pendant la période des fêtes ?</B>
Nous avons perquisitionné dans de nombreux magasins pendant la période de décembre, à Quatre-Bornes, Port-Louis, Rose-Hill et Flacq. Nous avons saisi environ 15 000 CD audio.
?<B>Comment se déroulent ces opérations ?</B>
Tout au long de l?année, la Mauritius Society of Authors dresse une liste des boutiques qui vendent des produits piratés.
On nous envoie cette liste, nous effectuons les vérifications puis nous obtenons un warrant des Conseils de District concernés, enfin nous allons perquisitionner et saisir tous les produits piratés. Et les vendeurs sont arrêtés.
?<B>Se défendent-ils de ne pas savoir qu?ils vendent des produits piratés ?</B>
Certains disent qu?ils ne savaient pas qu?il fallait un timbre de la Masa. Je pense d?ailleurs que la campagne de sensibilisation devrait aussi informer les boutiquiers sur ce qu?est un produit piraté et ce qu?implique sa vente.
?<B>Qu?en est-il de tous ces vendeurs, marchands ambulants qui vendent des copies. Tout le monde sait où les trouver, tout le monde sait où acheter?</B>
D?abord, je vous poserais la question qu?est-ce qu?un produit piraté ? Qu?est-ce qu?un original ? Il y a aussi une question de perception. Pour nous, il existe des produits autorisés et des produits non-autorisés. Un CD original n?est pas forcément autorisé. Nous avons arrêté récemment deux marchands ambulants qui vendaient des CD de ségas. Nous faisions une patrouille et nous les avons trouvés en train de vendre ces copies.
Mais nous ne travaillons pas seulement à chercher des copies de CD. L?APU est également là pour combattre toutes formes de piraterie. La contre-façon dans le textile, principalement. Mais il faut savoir que les produits piratés existent dans tout ce qui concerne la consommation, les médicaments, les aliments?
?<B>Il a été dit que la loi allait être amendée, quelles nouveautés apportées à la loi pourraient vous aider à combattre la piraterie ?</B>
Nous savons en effet que la loi va être amendée mais nous ne savons pas dans quel sens. Ce qu?il nous faudrait, c?est davantage de formation et de matériel. Les pirates trouvent toujours de nouvelles techniques pour pirater, nous devons pouvoir suivre.
<B>Propos recueillis par Sonia Serra</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents