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Le Japon et les US vont alerterles pays de l?océan Indien
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Le Japon et les US vont alerterles pays de l?océan Indien
Forts de leur expérience dans ce domaine, le Japon et les Etats-Unis vont communiquer des avis d?alerte aux tsunamis aux pays de l?océan Indien affectés par les raz-de-marée du 26 décembre, jusqu?à la mise en place d?un système local permanent, rapportent vendredi les médias japonais.
Plus de 160 000 personnes ont trouvé la mort dans les tsunamis qui ont ravagé le littoral de plusieurs pays du pourtour de l?océan Indien, et selon des experts des milliers de personnes auraient pu être sauvées si la région avait été dotée d?un système d?alerte international comme celui dont dispose le Pacifique.
En utilisant les données dont ils disposent sur les séismes et les niveaux de marées, fournies par le Centre d?alerte aux tsunamis de Hawaï, le Japon et les Etats-Unis vont à titre provisoire émettre des avis d?alerte à destination des pays de l?océan Indien, rapporte l?agence de presse officielle Kyodo.
La mise en place d?un système d?alerte aux tsunamis dans l?océan Indien sera l?un des principaux sujets de la conférence.
A cette occasion, ajoute Kyodo, la communauté internationale sera encouragée à mettre en place dans un délai de six mois une commission de coordination pour ce système d?alerte aux tsunamis.
<B>Absence de moyens de communication
Le Japon proposera également de mettre en place une base de données destinée à améliorer l?efficacité des efforts de secours et de reconstruction en utilisant les leçons tirées de précédentes catastrophes, écrit le Nihon Keizai Shimbun.
Le système d?alerte aux tsunamis du Pacifique a été mis en place en 1960 après un puissant séisme au Chili et un raz-de-marée qui avait frappé la côte japonaise, tuant une centaine de personnes.
Le Japon dispose lui aussi d?un système d?alerte aux tsunamis très sophistiqué qui s?appuie sur six centres régionaux, et peut émettre des avis d?alerte dans un délai de trois minutes après tout séisme.
Mais les organisations humanitaires ont souligné qu?un tel système était coûteux, et que de toute façon la plupart des régions touchées par les raz-de-marée du 26 décembre manquaient des infrastructures nécessaires à la communication de tels avis d?alerte.
Les Etats-Unis, le Japon, l?Australie, la Chine, l?Allemagne et d?autres pays ont proposé de contribuer au financement de ce système, ont fait savoir des responsables de l?Onu. Le secrétaire général de l?Onu Kofi Annan a annoncé hier la prochaine désignation d?un émissaire spécial chargé de coordonner les efforts humanitaires des Nations unies à la suite des raz-de-marée en Asie du Sud.
<B>Un émissaire pécial en asie
Cette décision a été prise à la suite d?une demande en ce sens formulée par la communauté internationale lors de la conférence de Djakarta, a précisé Annan, en visite à l?île Maurice.
« Afin de garantir une cohérence et une coordination maximales dans les efforts de secours, de redressement et de reconstruction, j?ai décidé de nommer un émissaire spécial et j?espère pouvoir annoncer son nom d?ici la fin de la semaine prochaine », a-t-il déclaré au cours d?une conférence de presse. Le secrétaire général n?a donné aucune indication sur le nom de cet émissaire spécial.
<B>Indonésie : pas d?orphelins musulmans ans un foyer chrétien
Une organisation caritative américaine de chrétiens évangélistes a renoncé à financer l?installation dans un foyer chrétien des environs de Djakarta de 50 petits orphelins indonésiens de confession musulmane victimes du tsunami sismique du 26 décembre. Cette ONG installée en Virginie et baptisée World Help a expliqué sa décision par le refus opposé par les autorités indonésiennes d?autoriser ce transfert par crainte de prosélytisme. World Help avait récolté quelque 70 000 dollars pour financer l?opération mais d?après son président, le révérend Vernon Brewer, le gouvernement de Djakarta a fait savoir qu?on ne pouvait pas confier de petits musulmans à une institution non-islamique. Le projet avait suscité des critiques de la part d?organisations musulmanes estimant qu?il y avait un risque de tirer parti d?une situation de détresse. Beaucoup d?ONG caritatives interdisent de mélanger efforts humanitaires et prosélytisme.
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