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Compromis pour relancer le plan d?action
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Compromis pour relancer le plan d?action
C?est presque avec soulagement que la Réunion de Maurice sur les Small Island Developing States (Sids) a adopté hier à la clôture des travaux les deux documents clés qui étaient la finalité de cette manifestation, notamment la Stratégie de Maurice pour promouvoir le développement durable des Sids et la Déclaration de Maurice.
Les négociations ont été ardues. Comme l?a rappelé le Premier ministre, Paul Bérenger, lors du discours de clôture, ce n?était pas gagné d?avance. Il y avait tant de frustration au niveau des Sids que les choses auraient pu tourner au vinaigre. Au final, avec l?adoption des deux documents, l?espoir que le programme d?action pour le développement des Sids se concrétise est relancé.
La déclaration politique finale affirme effectivement l?engagement de la communauté internationale à soutenir le plan de stratégie de Maurice. La communauté internationale s?engage ainsi à fournir les ressources financières et techniques pour que le plan d?action soit traduit dans les faits.
Il s?agit dans la pratique d?accroître les capacités des petites îles à participer au commerce mondial. Le plan tout comme la déclaration finale réitère la nécessité d?un régime commercial adéquat qui tienne compte des besoins particuliers des petites îles.
<B>Les besoins sont immenses</B>
Mais l?accès au marché et les préférences ne suffisent pas, il faut encore que les petit Etats insulaires aient les capacités de production et les infrastructures pour en tirer profit. C?est en cela que le renouvellement de l?engagement de la communauté internationale à fournir les moyens financiers et techniques est importante.
Les besoins sont immenses. L?Union européenne a fait ressortir que, ces dix dernières années, elle a accordé $ 3 milliards aux Sids. Dans un ordre de grandeur, pour éradiquer la pauvreté dans le monde, il faudrait une aide au développement de $ 50 milliards par an pour les cinq prochaines années. Le consensus qui a permis l?adoption de la Stratégie de Maurice et la Déclaration de Maurice a été obtenu à l?arraché. La recherche de compromis a nécessité un langage diplomatique arrangeant.
Ainsi, sur le volet commercial, tandis que les Sids recherchaient explicitement une reconnaissance par l?Organisation mondiale du commerce (OMC), la déclaration finale ne fait que demander «une attention appropriée aux besoins particuliers et priorités des Sids». L?opposition à la création d?un nouveau groupe au sein de l?OMC était trop forte. La déclaration souligne toutefois que l?attention doit être sur les préoccupations des Sids par rapport au commerce et au développement pour permettre leur intégration au commerce mondial.
<B>Seconde chance</B>
De même, les Sids voulaient une réduction des émissions de gaz à effet de serre à cause de leur incidence sur le réchauffement de la planète. A ce sujet, la déclaration finale renvoie aux anciens engagements contenus dans la Déclaration de Rio sur l?environnement et à l?Agenda 21. La consolation est que la convention de Kyoto sur les gaz à effet de serre entre en vigueur en février grâce surtout à sa ratification par la Russie.
Malgré tout, l?important est d?accorder une seconde chance au plan d?action de la Barbade pour le développement durable des Sids. Il est temps maintenant de rattraper les dix années perdues. Comme l?a déclaré le secrétaire général du Commonwealth Don McKinnon lors des débats, hier : «There is a time for promises and there is a time for action. Now is the time for action.»
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