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Annan pour un système d?alerte mondial
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Annan pour un système d?alerte mondial
Le tsunami qui a ravagé l?Asie du Sud-Est et l?océan Indien le 26 décembre était omniprésent hier dans le discours du secretaire général des Nations unies, Kofi Annan. Il intervenait lors du débat de haut niveau dans le cadre de la Réunion internationale sur les petits Etats insulaires en développement (PEID ou Sids).
Revenant d?une tournée dans les pays les plus touchés d?Asie, Kofi Annan a évoqué la nécessité de mettre en place un système d?alerte rapide. Jusqu?ici, on a surtout plaidé en faveur d?un tel système pour la région de l?océan Indien et de l?Asie du Sud-Est. C?est ce qui a d?ailleurs été préconisé à une réunion à Jakarta, en Indonésie, la semaine dernière.
?Nous devons aller plus loin. Il nous faut mettre en place un système d?alerte mondial, non seulement pour les tsunamis mais pour tous les autres phénomènes dangereux, par exemple les ondes de tempête et les cyclones. Aucune partie du monde ne doit être laissée pour compte?, a déclaré Kofi Annan devant les chefs d?Etat et de gouvernement réunis au centre de conférences de Pailles.
Nous sommes tous reliés
Il faut penser en termes mondiaux et prendre des mesures qui sont à la hauteur des risques. Pour le secrétaire général des Nations unies, le tsunami a démontré, s?il le fallait encore, que nous sommes tous ?les habitants de la grande île qu?est la Terre? et que nous sommes tous reliés. ?Si les bouleversements causés par le tsunami apportent quoi que ce soit de positif, j?espère que ce sera la preuve définitive que nous devons écouter les signaux d?alarme, unir nos forces bien avant qu?une calamité ne s?abatte sur nous et déployer collectivement des efforts soutenus pour mettre fin à la misère et poser des fondements solides pour le développement et la paix.?
Le chef des Nations unies s?est dit heureux de constater que face aux souffrances et aux ravages infligés par le tsunami, un élan de solidarité mondiale s?est déclenché. L?aide afflue de toutes parts, y compris de pays qui ont eux-mêmes des moyens limités, s?est-il réjoui.
Le raz-de-marée a également permis de mettre en évidence les problèmes des petits Etats insulaires. Outre leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles, ils ont des limitations intrinsèques telles une économie à échelle réduite et de faibles ressources naturelles. A la Barbade, il y a dix ans, on a essayé de rallier le monde à la cause des petits Etats insulaires en développement mais les résultats ont été décevants, a avoué Kofi Annan. ?Les tâches qu?il était pressant d?accomplir il y a dix ans sont devenues urgentes et redoutables?, a-t-il affirmé en espérant que la Réunion permettra des progrès.
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