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L?Union quitte l?élite
Voilà qui va faire l?effet d?une bombe dans le giron du volley-ball. C?est définitif à présent, l?Union de Curepipe ne disputera pas les championnats de première division cette année.
La décision a été prise depuis peu par l?entraîneur Mario Lepois et le comité directeur de l?équipe huit fois championne de Maurice.
La raison ayant poussé Mario Lepois à cette décision est ?que l?Union de Curepipe est arrivée en fin de cycle et il fallait faire réagir, car le volley-ball féminin poursuit, également, son déclin. Se retirer de l?élite ne veut pas dire que l?Union de Curepipe disparaît. Mais, bien au contraire, on a un projet ambitieux. Celui de créer une toute jeune équipe et gravir les échelons?, avoue l?entraîneur curepipien.
Effectivement, le mentor a déjà sous la main un groupe d?une vingtaine de jeunes filles âgées de 12 à 16 ans prêtes à découvrir le volley-ball et à démarrer au plus bas de l?échelle. Cependant, l?effectif senior n?a pas vraiment accueilli la nouvelle avec le sourire. Mais il leur faudra faire avec. ?De l?équipe première, cinq filles resteront en compétition cette saison. Elles seront ainsi dirigées vers d?autres clubs?, explique Mario Lepois.
Au sein du nouveau comité de l?Union, on retrouve la nouvelle présidente, Sarah Rawat-Currimjee. Sylvio Sadien fait un retour au bercail. Stéphanie et Giovanni Petit font également partie de la direction, tout comme Sylvette Jhureea. Stéphanie Mongelard, qui a pris sa retraite, est aussi attendue au sein du groupe.
<B>Nouvelle philosophie : la formation</B>
En se retirant de la D1, l?Union recommencera tout à zéro. Cette année, on devrait retrouver les championnes 2004 en régional. ?On n?a pas encore fait de demande officielle à la fédération. Mais j?ai eu l?occasion d?en parler au président qui m?a cependant conseillé d?y réfléchir encore?, avance Mario Lepois. Et d?ajouter que ?la nouvelle philosophie de l?Union est la formation. Un retour en arrière fera un grand bien au volley-ball féminin chez nous. Les clubs ont démissionné de leur responsabilité en ce qu?il s?agit de la formation. On doit à mon humble avis tout reprendre si on veut s?en sortir. J?espère qu?aux prochains JIOI, on aura une équipe compétitive pour défendre les couleurs de Maurice?.
Comment est-ce que l?Union en est arrivée là ? Selon Mario Lepois, le parcours de l?équipe lors de la dernière Coupe des Clubs Champions de l?océan Indien aux Seychelles, fin 2004, a grandement influencé sa décision. ?Je me suis rendu compte qu?avec peu de moyens, l?Union n?arrivait pas à gagner cette coupe. Et en 2004, on a eu un sponsor qui nous a offert des moyens considérables. N?empêche que l?Union n?a pas gagné une fois encore. Notre équipe était au bout du rouleau et le volley féminin dans l?ensemble s?essouffle. Appelons un chat un chat. Les équipes à Maurice tournent autour de trois joueuses au grand maximum. Je ne vois donc pas comment on peut changer les choses. Il faut retourner vers la formation. La fédération a ses limites et il est temps que les équipes reviennent à la formation?, avoue-t-il.
Finie l?Union de Curepipe des Mongelard, Petit, Mungur et autres. Il faudra faire sans jusqu?à ce que le volley féminin retrouve une nouvelle locomotive. À quand ce nouveau leader ?
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