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Bush veut ?aider? Mahmoud Abbas et l?invite à Washington
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Bush veut ?aider? Mahmoud Abbas et l?invite à Washington
Le président américain demande au successeur de Yasser Arafat de s?attaquer aux ?problèmes-clés tels que la sécurité, le terrorisme? et la consolidation des institutions. Elu avec 62 % des voix, le président palestinien ?tend la main? à Israël. Le nouveau président de l?Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a pu brièvement savourer sa victoire, lundi 10 janvier. Félicité de toutes parts, Abbas a reçu presque aussitôt une invitation officielle à Washington de la part du président George Bush. Ce dernier a en effet téléphoné lundi au successeur de Yasser Arafat pour lui adresser cette invitation, pour laquelle aucune date n?a cependant encore été fixée. Bush, qui n?avait jamais rencontré Yasser Arafat au cours de son premier mandat, avait déjà reçu Abbas à Washington en juillet 2003. Au cours de cet entretien, le nouveau président palestinien a pu constater que les priorités américaines n?avaient pas changé. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Bush a fait part au nouveau président palestinien de sa détermination à ?l?aider à s?occuper de problèmes-clés tels que la sécurité, le terrorisme, la croissance économique et l?édification d?institutions démocratiques?, qui apparaissent comme autant de préalables, avant d?envisager une véritable relance diplomatique. Auparavant, Abbas s?était entretenu avec le premier ministre britannique, Tony Blair, à propos du contenu de la conférence internationale prévue à Londres en mars, sur le thème de la réforme de l?Autorité palestinienne. Le nouveau président palestinien, qui doit se rendre mercredi devant le Conseil législatif palestinien, prépare d?ores et déjà une rencontre avec le premier ministre israélien, Ariel Sharon, comme il l?avait annoncé avant l?élection. ?Nous tendons la main à nos voisins, et nous espérons que la réponse sera positive?, a déclaré lundi Abbas en recevant des observateurs internationaux. ?Nous sommes engagés dans le processus de paix basé sur la feuille de route?, le dernier plan de paix international, a-t-il ajouté.
Selon Nabil Chaath, le ministre palestinien des affaires étrangères, une telle rencontre pourrait avoir lieu dans les quinze prochains jours. Sharon a fait part de sa disponibilité, mais il ne devrait s?agir que d?une simple reprise de contacts.Selon les résultats définitifs communiqués lundi par la commission centrale palestinienne chargée des élections, Abbas l?a finalement emporté avec un peu plus de 62 % des voix (62,35 %), devant Moustapha Barghouti, qui a réuni un peu moins de 20 % des suffrages (19,80 %). Tayssir Khaled, du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), a recueilli 3,5 % des suffrages, Bassam Salhi (Parti du peuple) 2,69 %, Abdelhalim Al-Ashqar (islamiste indépendant assigné à résidence aux Etats-Unis) 2,68 %, Sayyed Barakah (islamiste indépendant) 1,27 % et l?indépendant Abdelkarim Choubeir 0,67 %.
En revanche, la commission n?a pu donner de chiffres précis concernant la participation. Environ 70 % des personnes inscrites auraient participé au vote, mais le scrutin a également été possible dans certains cas pour des électeurs simplement munis de leurs papiers d?identité. L?élection présidentielle palestinienne a été unanimement saluée par les observateurs internationaux dépêchés sur place, notamment par l?Union européenne, pour vérifier la régularité des op rations de vote.
Les seules critiques ont porté sur Jérusalem-Est, annexée unilatéralement par Israël après la guerre de 1967 et qui s?est singularisée, comme lors des premières élections palestiniennes, en 1996, par un taux de participation particulièrement bas, imputé en grande partie aux tracasseries israéliennes.
<B>Gilles Paris</B>
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