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Les autorités tentent de normaliser la situation
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Les autorités tentent de normaliser la situation
Dans la cour ombragée du poste de police de ce gros bourg côtier, IP Nandara a installé sa table de travail et ses registres sur lesquels il inscrit très soigneusement les déclarations des victimes du raz de marée qui a tué plus de 30 000 personnes au Sri Lanka. «Ici, nous avons 17 morts, 22 disparus et 800 maisons endommagées ou détruites», dit-il. «Nous vérifions toutes les plaintes et nous transmettrons au gouvernement», ajoute cet officier de police.
Dix jours après le séisme, les autorités font le maximum pour tenter de normaliser le plus rapidement possible la situation et, mercredi 5 janvier, les autobus ont repris leur service sur les 111 km de la route Colombo-Galle, débarrassée de la masse de débris qui la jonchaient.
Le port de Galle, la grande ville du sud, a aussi repris une partie de ses activités. Les volontaires et les bulldozers sont toujours à l??uvre, particulièrement dans les secteurs directement ouverts sur l?océan, tandis que le centre historique de Galle a été préservé par ses remparts.
Dans la perspective de la rentrée scolaire décidée pour le 10 janvier, les autorités s?efforcent de libérer les écoles occupées par des réfugiés en les incitant à rentrer chez eux. Mercredi, dans l?est du pays, des officiers de l?armée ont visité d?autres camps pour conseiller aux réfugiés de regagner leur lieu de résidence et de reconstruire leur vie.
Plus facile à dire qu?à faire dans la mesure où beaucoup de maisons ont été détruites. Pêcheur de Dodanduwa, Sunil Banawala, père de quatre enfants, a perdu sa maison et son bateau. «Je ne sais pas quoi faire de la vie. Je ne peux pas penser. Je sais que d?abord je dois trouver un travail mais je ne sais que pêcher et je suis trop vieux, à 52 ans, pour apprendre autre chose.»
Sur le pont de Dodanduwa, face au cimetière marin de leurs bateaux enchevêtrés et à la petite halle aux poissons déserte, ils sont huit pêcheurs qui discutent pour passer le temps. «Quatre cents bateaux ont été ici plus ou moins endommagés et nous n?avons plus de travail», affirme B. M. Dharmasena, 50 ans et père de trois enfants. Lui a toujours sa maison mais, comme tous ses compagnons, il préfère passer la nuit au temple voisin, transformé en camp de réfugiés.Sans l?avouer vraiment, tous ont peur d?un autre raz de marée.
Françoise Chipaux 2004 - Distribué par Le Monde News Service
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