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ONG : «Aucun progrès depuis dix ans»
Les thèmes sont des plus variés : ils vont de la vulnérabilité des petits états insulaires au déséquilibre économique entre les pays du Nord et du Sud, en passant par à la protection de la biodiversité? Ce sont là les sujets prioritaires à être abordés durant le forum. Ainsi en ont décidé les représentants de la société civile et des organisations non gouvernementales, hier, lors du deuxième jour des débats. D?autant, reconnaissent les intervenants eux-mêmes, que c?est le statu quo dans ces domaines, dix ans après que la conférence internationale de la Barbade a fait état de ces problèmes.
Les responsables des ONG présents au Community Vilaj, à Mer-Rouge notent en effet que les engagements pris par les gouvernements en 1994 n?ont pas eu les répercussions attendues. Tant et si bien que les ONG doivent impérativement remettre en question leur fonctionnement pour espérer faire entendre la cause des PEID.
«Les PEID font face aux mêmes inquiétudes qu?il y a dix ans. Les questions environnementales et socio-économiques sont là», fait ressortir Pynee Chellapermal, président du Cedrefi et du comité de coordination. Il estime qu?il faudrait travailler sur l?élaboration d?une politique qui favoriserait le partenariat entre l?état et les ONG. «Il est primordial de créer un environnement favorable pour permettre aux ONG de poursuivre leur travail sur le terrain», explique un des participants au forum de la société civile.
Les îles, principalement celles situées dans des zones tropicales sont en effet plus durement touchées par les variations climatiques et autres phénomènes météorologiques. Ces catastrophes pourraient mettre en danger l?ensemble du territoire des dix PEID situés à seulement un mètre au-dessus du niveau de la mer.
MESURES CONCRÈTES
Autre argument : les promesses faites par les pays riches de l?hémisphère nord en matière d?encadrement et d?aide financière n?ont pas été tenues. Les PEID ont, selon les dires des ONG, subi les conséquences dévastatrices du développement sauvage des pays industrialisés. Leur léthargie est aussi mise en cause. Le transfert des technologies, qui aurait du permettre aux PEID d?exploiter leur potentiel en matière d?énergie n?a jamais eu lieu. Les sources d?énergies renouvelables disponibles dans les PeiD ? énergie solaire, éolienne, géothermique, hydroélectrique et biomasse ? et leurs possibilités d?exploitation varient considérablement d?un pays à l?autre. « Développer ces énergies coûte encore trop cher. De plus, les pressions exercées par les producteurs d?énergies conventionnelles empêchent les pays du nord d?apporter leur aide aux PEID pour leur permettre de développer des énergies alternatives», souligne Pynee Chellapermal. Et de concéder que des progrès ont tout de même été accomplis au niveau individuel par les PEID.
En outre, c?est le fonctionnement même des ONG qui est montré du doigt. Plusieurs participants pensent que les ong doivent aussi se livrer à une introspection. Parmi les milliers d?ONG créées ces dernières années à travers le monde, peu ont une visibilité au niveau international. Ces organisations, disent les intervenants, travaillent pour la plupart individuellement et oeuvrent pour une cause spécifique sans se concerter entre elles.
La priorité à court terme, soulignent les participants, sera de prendre des mesures concrètes et ne pas se perdre en discussions interminables et surtout infructueuses «comme savent si bien le faire les chefs d?Etats dans les conférences internationales».
Quoi qu?il en soit, les menaces qui pèsent sur les Peid sont étroitement liées à la vulnérabilité des îles, sensibles aux changements climatiques les plus infimes. L?heure n?est donc plus à aborder des thèmes globaux. Les spécificités des îles doivent être prises en compte et les actions entreprises adaptées à leurs besoins.
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