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La MEF: ?revoir les relations industrielles?

22 décembre 2004, 00:00

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Transformer radicalement les rapports entre salariés et leurs employeurs dans la perspective d?une économie robuste et moderne. Tel est l?objectif d?un vision paper de la Mauritius Employers Federation (MEF) rendu public hier. Il y est question des relations industrielles. Cette réflexion de la MEF s?insère dans le débat autour du Livre Blanc sur la révision de l?Industrial Relations Act (IRA).

L?organisation patronale estime que la refonte du modèle des relations employés-employeurs telle que présentée dans le Livre Blanc du gouvernement ne correspond pas aux attentes de l?économie pour les dix prochaines années. La MEF veut d?une île Maurice avec une économie à haute valeur ajoutée qui renoue avec le plein emploi et qui génère des salaires élevés. Les relations industrielles devront pouvoir soutenir un nouveau modèle économique tiré par une croissance annuelle de 7 à 8 % avec, en toile de fonds, l?objectif de doubler le produit intérieur brut (PIB) par habitant d?ici 2015.

?Nous sommes appelés à jouer avec de nouvelles règles, mais nous refusons de remettre en question les vieilles méthodes qui ont assuré notre succès jusqu?ici?, déplore le président de la MEF, Gérard Garrioch. Il s?adressait à la presse lors de la présentation du document à la Plantation House à Port Louis.

<B>Intervention excessive du gouvernement</B>

Selon l?organisation patronale, le cadre actuel des relations industrielles est marqué par une intervention excessive du gouvernement et des institutions (Tribunal d?arbitrage permanent, National Remuneration Board, cour industrielle?), des lois rigides, des remuneration orders (RO) trop restreints en termes de champ d?application, un mécanisme central de fixation de salaires et l?absence de négociations collectives.

Le Livre Blanc, censé inaugurer une nouvelle ère dans les rapports employés-patrons, pèche sur plusieurs aspects, dit la fédération des employeurs. Il est trop axé sur la résolution des conflits, alors que l?accent devrait être mis sur le dialogue bipartite pour éviter les situations conflictuelles. Le rôle de l?Etat et des institutions concernées est toujours aussi prépondérant. Les problèmes autour des RO restent entiers et ne favorisent pas les négociations collectives.

La MEF est en faveur d?un dialogue qui n?engage que deux parties : la direction et les salariés de l?entreprise. ?Les employeurs et employés devront pouvoir déterminer les conditions d?emploi à travers la négociation collective, sans l?intervention de l?Etat. Celui-ci devra se limiter à encourager ce type de négociation au niveau des entreprises?, souligne Gérard Garrioch.

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