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Des nominés remplacent des élus municipaux
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Des nominés remplacent des élus municipaux
Les conseillers municipaux du MMM, élus en avril 1977, mettent à exécution le 20 décembre 1979 leur décision de démissionner à la fin de leur mandat électoral. Le gouvernement
PTr-PMSD en profite, non pour organiser au plus vite des élections municipales, mais pour remplacer les conseils municipaux démocratiquement élus par des commissions administratives. Vingt-quatre heures lui suffisent pour désigner MM. Robert Rey, A. Nundoochand et R. Jeerooburkhan à la tête des commissions administratives de Beau-Bassin-Rose-Hill (BBRH), de Quatre Bornes et de Vacoas-Phoenix respectivement. A Curepipe, le conseil municipal, étant pratiquement exempt de toute démission, demeure en place et prolongera, sans assentiment populaire, son mandat sous la tutelle du nouveau maire, Pierre Simonet. Les négociations, autour du choix du président de la commission administrative de Port-Louis et des commissaires nommés, devant remplacer les 57 conseillers municipaux mauves démissionnaires, se poursuivent. A BBRH, Sheila Bappoo soumet également sa démission bien qu?elle ne fasse plus partie du MMM. Le conseiller portlouisien Surnam, de l?alliance PTr-PMSD, à Port-Louis, fait de même. La démission de Sheila Bappoo et l?implication de l?ancien maire Ameerally dans une affaire de faux chèque, obligent les autorités à révoquer le conseil municipal des villes s?urs et de procéder à la nomination d?une commission administrative.
Ringadoo demeure inflexible. Il a prévu de donner un boni de fin d?année de Rs 12 millions aux fonctionnaires. Il ne donnera pas un sou de plus. Ceux qui acceptent son barème recevront leur cadeau de Noël. Les autres, ainsi que les fonctionnaires qui se sont récemment mis en grève pour manifester leur refus d?accepter une prime aussi légère, devront ronger leur frein. Les Rs 25 millions représentent pour chaque fonctionnaire une semaine de salaire. De plus, deux jours de paie seront déduits des salaires de janvier des grévistes. Les incitateurs à la grève seront dépistés et devront passer devant un conseil disciplinaire. La semaine de gratification si généreusement accordée par Ringadoo demeure encore hypothétique. Les documents qui s?imposent, n?ont pas encore été envoyés à la Data Processing Unit dont les ordinateurs souffrent toujours des dégâts causés par les pluies diluviennes dans les sous-sols du Registrar Building. Le barème proposé par la Government Servants Association est refusé parce que représentant un montant global de Rs 34,2 millions, excédent de beaucoup le seuil des Rs 25 millions imposé par Ringadoo.
Il suffit de savoir que 3 000 dockers recevront un boni de fin d?année de Rs 12 millions, en dépit d?une productivité de plus en plus désespérante et catastrophique, pour se rendre compte que la semaine de gratification offerte par Ringadoo à l?ensemble de la fonction publique ne pèse pas lourd.
Harish Boodhoo fait le bilan de son année de contestation parlementaire et ne cache pas la déception que lui procurent les réponses ministérielles aux interpellations des représentants de la population mauricienne. Elle n?a d?égale que sa consternation devant le peu d?intérêt accordé par le pouvoir aux motions privées des parlementaires. Les ministres ont dû ?répondre? à 1 298 questions. Mais plutôt que de jouer le jeu et apporter les précisions réclamées par des représentants du peuple, ils ont préféré se cacher comme des pleutres derrière des formules creuses ou encore s?abriter indûment derrière les intérêts supérieurs de la nation. Selon les calculs de Boodhoo, seulement 300 réponses ministérielles peuvent être considérées comme adéquates et convenables. Il y a eu une centaine de promesses non tenues de faire circuler des réponses écrites. Il y a eu 138 non-réponses du style ?the matter is under consideration?. Sept mois après ?the matter is still under consideration? dans de nombreux cas. Les députés ont eu droit à une cinquantaine de ?as far as I know, I don?t know? dont une bonne trentaine venant du Premier ministre. La State Bank est une compagnie d?Etat donnant droit à une réponse ministérielle quand celle-ci est favorable au gouvernement. Elle devient une entreprise commerciale privée quand la réponse due et tue peut compromettre le gouvernement en place. Parmi les questions restées sans réponse au nom de l?intérêt public se trouvent certaines concernant la fiabilité de l?aéroport du Nord, le bilan du Casino de Maurice, les dépenses de l?hospitalité gouvernementale.
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