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Contradictions sur le décès de Pompon

27 novembre 2004, 00:00

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Le cas Ginette Pompon est une énigme. Cette femme de 51 ans est arrivée à l?hôpital Jeetoo vers 19 h 40 mercredi pour se faire examiner. Au moment de son départ, deux heures plus tard, elle devait s?écrouler à l?entrée de l?hôpital. Pourtant, le médecin la déclare morte à 20 heures. La Criminal Investigation Division de Port-Louis-Sud a été chargée de l?enquête.

Le Dr Amah Charya Gujjalu, qui a procédé à l?autopsie, soupçonne un foul play dans cette affaire. Des blessures ont en effet été décelées à la tête et sur un côté du corps de la victime. Le médecin légiste a attribué le décès à des blessures intra-abdominales.

La CID devra également apporter des éléments de réponse concernant des entrées contradictoires effectuées à l?hôpital et au poste de police qui se trouve dans l?enceinte de l?établissement. C?est vers 19 h 40 mercredi soir que Marie Brigitte Pompon, une habitante de route Château-d?Eau, Tranquebar, s?est rendue à l?hôpital. Les entrées en attestent.

Elles divergent cependant quant à l?heure à laquelle la patiente se serait affaissée devant l?entrée de l?hôpital. En effet, Ginette Pompon est sortie du service des urgences vers 21 h 40, du moins c?est ce que notent les policiers en poste. Car c?est alors que ces derniers ont reçu une requête concernant son malaise et le fait qu?elle devait être ramenée à l?intérieur de l?établissement.

Là, elle est examinée par le même médecin qui l?avait initialement auscultée. Celui-ci constate et certifie son décès. Aussitôt alertés, des éléments du poste de police des Casernes centrales se rendent à l?hôpital. Mais une inconsistance perturbe les enquêteurs : si l?on en juge par une entrée effectuée sur la carte médicale de la victime, celle-ci serait morte vers 20 heures. Or, Ginette Pompon ne pouvait être morte à 20 heures devant ce médecin de service, alors que des policiers en poste à l?hôpital ont reçu une requête vers 21 h 40 pour la ramener au service des urgences.

La victime, qui souffrait d?une anémie cérébrale, n?a vécu en couple que pendant une année. Ses proches ont confié que certaines personnes ont profité de son handicap mental pour abuser d?elle.

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