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La charge des huit officiers contestée
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La charge des huit officiers contestée
Six gardes-chiourme et deux policiers ont comparu hier en cour de Curepipe. Ils sont accusés d?avoir aidé cinq prisonniers à s?échapper de la Bastille en juillet 1999.
Les inculpés sont : le Principal Prison Officer, Nicole Pierre Paul, le Prison Officer grade I, Jean Victor Philippe Marie, quatre Prison Officers de grade II, Parmanand Ramgati Shivraj Rugjee Premchand Boodhun, Subash Radhun, et les deux constables Jacques Désiré Laval Almel et Mike Nicholas Crouche.
A l?appel de l?affaire hier, Me Yousuf Mohamed, leading counsel de la défense soulevé un point de droit. Il affirme qu?il n?existe aucune provision dans la loi pour soutenir la charge retenue contre les accusés. D?autant plus que l?information est duplicitous. Me Mohamed, citant l?article 165 du code pénal ? aiding prisoners charged of crime ? soutient que sous cet article, ceux qui sont trouvés coupables d?avoir agi de connivence avec les prisonniers sont passibles d?une peine maximale de cinq ans de prison. Tandis que ceux trouvés coupables d?avoir été négligents sont passibles d?une peine maximum de six mois de servitude pénale. Or, selon Me Mohamed, l?information retenue contre les accusés fait état à la fois de négligence et de complicité. Mes Jim Seetaram et Noren Seeburn, assurant également la défense des accusés, se sont joints à la motion de Me Mohamed. Les débats auront lieu le 19 novembre devant le magistrat Sameer Jahangeer.
L?évasion avait eu lieu vendredi 30 juillet 1999, à la prison de haute sécurité de la Bastille. Les fugitifs étaient Dharmarajen Sabapathee, Alex Antoine Lionel, Clifford Kersley Phillippe Rioux, Mohammad Talat Jugessur et Jeewansing Ramessur.
Selon la version de Jacques Almel à la police, ce jour-là comme à l?accoutumée, il va faire sa toilette. Il se dirige vers le bâtiment de la guard room où se trouvent les toilettes. Son chien Rocky, est dans sa niche, près de la porte principale de la prison. Le chien est entraîné pour effectuer des arrestations et traquer les fugitifs. Tandis qu?Almel se trouve dans les toilettes, il entend des pas.
«Soudain j?ai entendu des cris. Je me suis précipité hors des toilettes et j?ai vu l?officier Rugjee qui criait ?bann la pe boure par laba?». Sans perdre de temps, Almel se dirige vers la niche de Rocky. Il attache le chien à une laisse et fonce vers la piste empruntée par les fugitifs.
«En apercevant les cinq prisonniers dans un coin de la prison, j?ai sommé le chien d?attaquer alors qu?ils enjambaient le fencing haut de six pieds.» Le chien fonce vers le mur. Trop tard. Les prisonniers l?enjambent et atterrissent dans le jardin. Ils prennent aussitôt la direction de la rue principale. Rocky s?arrête près de la clôture. Après avoir reniflé les environs, le chien perd la trace des fugitifs.
«Personne ne m?avait informé que la porte de la prison était ouverte. Je dois ajouter que, généralement, lorsque les portes de la prison sont ouvertes, on en informe avant les handlers, pour qu?ils soient prêts à intervenir avec leurs chiens au cas ou la situation l?exige. Ce jour-là, cette procédure n?a pas été respectée», explique Jacques Almel.
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