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Encore des soucis de sous
Pour ne pas déroger à la règle, les déplacements pour des compétitions de volley-ball à l’étranger ne se font pas sans problèmes financiers. Cette fois, c’est dans le cadre de la Coupe des Clubs Champions de l’océan Indien (29 novembre - 4 décembre) aux Seychelles que le problème se pose. Le Port-Louis Red Star et le Quatre-Bornes VBC chez les garçons, et l’Union de Curepipe et Azur SC chez les filles feront le déplacement pour défendre les couleurs mauriciennes.
Le déplacement de nos représentants coûtera Rs 800 000 alors que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) ne leur alloue que Rs 500 000. Cette somme ne concerne cependant que le Port-Louis Red Star et l’Union de Curepipe, les deux équipes championnes. Quant aux vice-champions, le Quatre-Bornes VBC et Azur SC, tout est à leur frais, c’est-à-dire, les billets d’avion, les frais de participation, le logement et la nourriture.
Il fut un temps où les Rs 500 000 étaient largement suffisantes mais avec l’augmentation des tickets d’avion, des frais de participation et du logement, cette somme est largement insuffisante.
Mario Lepois, entraîneur de l’Union de Curepipe, souligne que “le MJS n’a pas tenu compte des diverses augmentations depuis quelque temps. Il serait temps de revoir les chiffres car les données ont manifestement changé.”
Tout porte donc à croire qu’ils auront à payer les frais de participation et une partie de l’hébergement. Ce qui tourne autour de Rs 150 000.
De son côté, Fayzal Bundhun, coach du Red Star, n’a pas vraiment l’air surpris. “Il n’y a que le volley qui souffre de ce genre de problème. Quand l’athlétisme, le tennis, le judo, entre autres, partent, on leur déroule le tapis rouge. Nous, nous sommes champions de l’océan Indien et nous sommes toujours à mendier”, dit-il non sans amertume.
Cela ne s’arrête pas là estime le coach. Le club attend toujours que la mairie de Port-Louis reconnaisse l’existence d’une équipe de volley, triple championne de Maurice. “Et bien évidemment, nous ne jouissons pas de grant accordé par le gouvernement pour la régionalisation”, avoue-t-il. Et de poursuivre : “Si à chaque problème, il faut contacter le Premier ministre, c’est grave. Il n’a pas que ça lui. En même temps, lui, il arrive à régler les problèmes”.
Compte tenu du coût élevé de la participation, Mario Lepois a émis l’idée de faire de cette compétition un meilleur investissement. “Récompensons les vainqueurs avec du cash. Vu que les frais sont décidés par la confédération africaine, tout comme les règlements techniques, allons jusqu’au bout de l’idée et rajoutons un cash prize”, explique Mario Lepois.
En tout cas, ce ne sera pas pour 2004. Au niveau de l’Association mauricienne de volley-ball, le comité directeur se réunira ce vendredi afin de discuter du problème, entre autres items.
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