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L?ombre de Fabio Capello
Rien ne va plus pour l'AS Rome, qui se rend ce soir au Stadio delle Alpi de Turin pour affronter une Juventus solidement ancrée en tête du championnat d'Italie, comme si son ancien entraîneur Fabio Capello, aujourd'hui sur le banc bianconero, l'avait laissée orpheline.
Artisan du scudetto romain de 2002, l'entraîneur italien est passé de Rome à Turin cet été, à la surprise de tous, pour un transfert qu'une grande majorité de tifosi du club giallorosso a pris comme une véritable trahison.
Alors que le départ de Capello ne semble pas étranger à la crise actuelle de l'AS Rome, les malheurs romains se sont encore amplifiés par l'insolente réussite de leur ancien mentor dans la capitale du Piémont.
La Juve, six victoires et un nul, survole en effet, le championnat d'Italie avec 10 points d'avance sur la Roma, actuelle 9e.
Avec sa grande expérience du haut niveau, comme joueur puis comme entraîneur, et un palmarès d'exception comprenant cinq scudetto, une Ligue des champions, une Supercoupe d'Europe et un titre de champion d'Espagne avec le Real Madrid, Capello, 58 ans, avait réussi l'amalgame parfait entre ses joueurs à la Roma.
Confiance et rigueur
?Le sergent de fer? avait su insuffler à ses troupes un goût de la discipline qui avait façonné l'équipe à son image. Ainsi, le bouillant Cassano, pétri de talent, aussi génial sur le terrain qu'ingérable au dehors avec ses multiples incartades, avait trouvé une certaine stabilité.
Stabilité qui semble s'être évanouie cette saison autour du club, qu'il s'agisse des cartons rouges qu`accumulent les joueurs ou de la valse des entraîneurs.
En deux mois de compétition, la Roma en est déjà à son troisième technicien. Après Cesare Prandelli, qui a dû jeter l'éponge avant même le début du championnat pour problèmes personnels, l'Allemand Rudi Voeller a tenté sa chance. Mais il a rapidement renoncé devant l'impossibilité de tenir en mains un groupe difficile.
L'ex-entraîneur du Chievo Vérone et du FC Porto, Luigi Del Neri a pris la relève sans pour autant réussir, du moins pour l'instant, à féderer toutes les énergies autour de sa personne et de son projet.
Les causes du déclin romain ne sont évidemment pas toutes liées au départ de Capello. Les transferts des défenseurs argentin Walter Samuel (Real Madrid) et français Jonathan Zebina (Juventus Turin), ainsi que celui du milieu brésilien Emerson (Juventus Turin), ont contribué à affaiblir sensiblement l'effectif.
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