Publicité

?Que la SADC fasse pression sur Mugabe?

26 octobre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

En marge du scrutin prévu en mars 2005, Morgan Tsvangirai, le leader de l?opposition zimbabwéenne, milite auprès des leaders de la Southern African Development Community (SADC) pour des élections ?libres et démocratiques?. Après une rencontre à Pretoria avec le président sud-africain, Thabo Mbeki, il a eu un tête-à-tête, hier après-midi, avec le Premier ministre, Paul Bérenger, qui est le président en exercice de la SADC.

Le chef de file de l?opposition et du Mouvement pour le changement démocratique, Morgan Tsvangirai a été acquitté le 15 octobre d?accusations de trahison et de complot contre l?actuel président Robert Mugabe. Il a récupéré un passeport après deux ans et a ainsi pu quitter le Zimbabwe.

?La SADC est l?instance appropriée pour faire pression sur Robert Mugabe. D?autant que le président zimbabwéen considère les principes de la communauté comme un pas en avant?, a-t-il indiqué à l?issue de sa rencontre d?une heure avec le Premier ministre, qu?il a qualifiée de?très productive?.

Pour que les élections soient libres et démocratiques, Morgan Tsvangirai énumère les conditions: une commission électorale indépendante, la fin de la violence et de la campagne d?intimidation, ainsi que la liberté des partis politiques de s?associer.

Ces élections de mars 2005 sont une ?occasion décisive? pour résoudre la crise. Au cas contraire, souligne Morgan Tsvangirai, l?on devra patienter jusqu?en 2008. Le leader de l?opposition ajoute : ?Si Robert Mugabe veut que la légitimité des élections soit reconnue, il acceptera la pression de même que l?influence de ses pairs?.

Le fait d?utiliser des urnes transparentes n?est pas suffisant pour s?assurer que les élections sont équitables. C?est un processus, dit-il, qui englobe l?enregistrement des électeurs, le déroulement de la campagne et le vote. ?On ne peut juger d?une élection uniquement sur le jour du scrutin.?

Le Zimbabwe est membre à part entière de la SADC. Et elle se doit de s?engager à respecter les valeurs de la communauté. Tels sont les arguments que Morgan Tsvangirai utilisera auprès des autres chefs d?Etats membres de la SADC.

Publicité