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Les employés de ?call centres? veulent une loi-cadre
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Les employés de ?call centres? veulent une loi-cadre
Les employés de centres d?appel ont le blues. Certains se plaignent de l?absence d?une loi-cadre régissant les conditions d?emploi dans le secteur. Des représentations ont été faites auprès de centrales syndicales pour qu?une solution soit trouvée.
Principaux griefs soulevés par les employés : ?l?environnement de travail stressant?, heures supplémentaires remplacées par le shift system, absence de grille salariale officielle, manque de considération par rapport aux qualifications, perte d?emploi intempestive et nombre d?heures de travail jugé excessif (45 heures par semaine).
La plupart de ces questions ont été soulevées par la Federation of Progressive Union (FPU) lors de la dernière réunion de l?Advisory Council on Occupational Health and Safety. ?Nous constatons que la demande dépasse largement l?offre d?emplois dans ce secteur. Ce qui fait que l?employeur n?éprouve pas beaucoup de difficultés à remplacer un travailleur par un autre à la fin du contrat?, affirme Reaz Chuttoo, dirigeant de la FPU. Selon la représentation qui a fait appel au syndicat, bon nombre de jeunes qui travaillent dans ce secteur choisissent de le faire temporairement.
Cette tendance est mondiale. Le syndicaliste soupçonne ainsi une tentative de la part de certaines entreprises étrangères, qui délocalisent leurs activités à Maurice, de profiter de la situation.
Plusieurs pays, notamment les Etats-Unis, l?Australie, le Royaume-Uni ont conclu des accords avec les syndicats pour veiller au respect des conditions d?emploi. La situation est suivie avec intérêt par la Confédération française démocratique du travail (CFDT) en Afrique occidentale. La CFDT est actuellement en contact avec des syndicats pour développer une action globale visant à veiller à ce que les entreprises européennes qui délocalisent en région africaine respectent les conditions minimales. En l?absence de cadre spécifique au secteur, les conditions d?emploi des Call Centres sont régies par le Labour Act.
Le mécanisme de fixation des salaires est ainsi réglé par les Call Centres eux-mêmes. Un débutant commence avec un salaire de base dans la fourchette de Rs 5 000 à Rs 6 000. Ce sont généralement des jeunes qui ont leur Higher School Certificate (HSC) en poche et qui choisissent de travailler dans ce domaine. Ils font ordinairement plus de huit heures de travail par jour, tard dans la nuit ou jusqu?aux petites heures du matin. Les heures de travail sont ainsi car elles doivent s?adapter au décalage horaire. Madhvi, ex-employée d?un centre d?appel de la Tour-Koenig, parle de son expérience. ?Au départ j?aimais beaucoup ce job. Mais à la longue cela est devenu lassant. J?arrive au bureau à onze heures du soir et je retourne chez moi à Vacoas à six ou sept heures du matin. C?est trop stressant?, affirme-t-elle.
En l?absence d?un cadre légal sur le plan national, les employés, à travers leur syndicat, préfèrent négocier directement avec le patronat. La Telecommunications Workers Union (TWU), qui représente une centaine d?employés de Call Services Ltd, vient de soumettre un mémoire à ce subsidiaire de Mauritius Telecom Ltd. Elle réclame l?alignement des salaires des employés des Call Services sur ceux de MT.
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