Publicité
Le ?Board of investment? sous perfusion
Par
Partager cet article
Le ?Board of investment? sous perfusion
Le Board of Investment (BOI) est malade. C?est l?avis de plusieurs ministres, et du Premier ministre, Paul Bérenger, qui dit avoir ?secoué la baraque? car il n?était ?pas du tout satisfait de la manière dont le BOI fait son travail?. Mais ceux qui s?attendaient à un remède de cheval ont été déçus.
Alors qu?on attendait que des têtes tombent, aucun changement à la tête du BOI même s?il y avait des rumeurs persistantes à cet effet. Elle a les compétences pour le mener à bon port. L?heure est davantage au recrutement de cadres qualifiés pour renforcer l?organisme de promotion à l?investissement.
Le recours au ?rotin-bazar? a eu lieu lors d?une réunion jeudi sur les ?goulots d?étranglement administratifs?. Paul Bérenger a demandé au BOI de revoir sa stratégie et de jouer son rôle de one-stop shop pour les investisseurs potentiels. Des projets ont connu des retards inutiles dans des ministères ou n?ont pas l?attention du BOI, qui s?est surtout concentré sur les Technologies de l?information et de la communication.
Le fonctionnement du one-stop shop semble parfois étrange. Alors que le BOI est supposé émettre rapidement les investment certificates, des investisseurs ont attendu des semaines, voire des mois, pour une réponse. Un nouveau système devrait permettre l?émission des certificats sous 48 heures.
À la même réunion, le chef du gouvernement a demandé aux ministres de s?assurer que les procédures sont accélérées. Un high-level facilitation committee sera institué pour étudier les façons d?éliminer les goulots d?étranglement. Le BOI devra accorder l?attention voulue à tous les projets sans distinction.
La promotion sera revue : moins de roadshows et plus de contacts personnalisés. L?approche éprouvée de Business Parks of Mauritius Ltd, propriétaire de la cybercité, sera adaptée au BOI. Ce dernier a été critiqué sur deux dossiers, le projet IRS de St-Félix et le Birmingham Call Centre Expo.
Dans le premier, la menace d?une firme française de se retirer du projet, le BOI a été blâmé pour n?avoir pas ?assuré le suivi?. Pour l?exposition de Birmingham, certains lui ont attribué le fiasco du salon. Point de vue qu?il conteste en disant ?qu?une réunion d?évaluation avec les partenaires publics et privés a démontré que cette participation a été extrêmement positive?.
Les contacts estimés à 250 et le pavillon mauricien ont placé le pays sur la carte des destinations ?offshore? pour centres d?appels et services Business Process Outsourcing. Le BOI concède toutefois que le ?forum n?a pas eu les résultats escomptés?. Quoi qu?il en soit, malgré la confiance renouvelée du Premier ministre, le BOI est sous surveillance.
Publicité
Publicité
Les plus récents