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Abou Hamza mis en examen pour seize chefs d?inculpation
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Abou Hamza mis en examen pour seize chefs d?inculpation
En inculpant Abou Hamza à 16 reprises dans le cadre de la loi britannique, la justice anglaise a infligé un camouflet aux autorités américaines qui se battent depuis mai pour l?extradition de celui qu?elles considèrent comme l?un des chefs spirituels du terrorisme.
L?imam radical Abou Hamza a été mis en examen par la justice britannique pour 16 chefs d?inculpation, dont la possession de documents pouvant servir au terrorisme, l?incitation à la haine raciale et l?incitation au meurtre.
Égyptien d?origine, cet ancien imam de la mosquée salafiste de Finsbury Park, dans le nord de Londres, dispose d?un passeport britannique depuis 1985, à la suite de deux mariages consécutifs avec des Anglaises, en 1980 puis 1984.
Ces 16 inculpations devraient cependant prendre le pas sur la demande d?extradition déposée par les autorités américaines et dont l?examen était supposé débuter devant un tribunal londonien. Abou Hamza, 46 ans, est détenu depuis le mois de mai à la prison de haute sécurité de Belmarsh, au sud de la capitale, à la suite de la demande d?extradition américaine.
C?est dans le tribunal de Belmarsh, au sein de cette prison, qu?Abou Hamza s?est vu signifier ses 16 chefs d?inculpation.
En passe de perdre sa nationalité britannique ? les autorités britanniques ont entamé une procédure à cet effet en avril 2003, mais la décision a récemment été reportée à janvier 2005 ? Abou Hamza est réclamé par au moins deux pays : les États-Unis et le Yémen.
C?est dans le cadre de la loi antiterroriste de 2000, révisée après les attentats de septembre 2001, que ce chef islamiste est poursuivi par la justice. Il a également été mis en examen à 10 reprises pour incitation au meurtre de non-musulmans et notamment de juifs, dans le cadre de la loi sur la protection des personnes.
À quatre reprises, il avait déjà été inculpé pour menaces, insultes, brutalités destinées à inciter à la haine raciale dans le cadre de la loi sur la protection de l?ordre public de 1986. Enfin, il a été mis en examen pour la possession de huit enregistrements vidéo ou sonores destinés à inciter à la haine raciale.
Abou Hamza Al-Masri est également visé par 11 chefs d?accusation aux États-Unis, et notamment d?avoir commandité une prise d?otages au Yémen en décembre 1998 et cherché à installer un camp d?entraînement pour Al-Qaida dans l?État d?Oregon (au nord-ouest des États-Unis) d?octobre 1999 à début 2000.
<B> @ 2 004 Le Monde ? AFP et Reuters
Distribué par The New York
Times Syndicate</B>
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