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Des lapins dévorent la flore de l’île ronde
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Des lapins dévorent la flore de l’île ronde
La prolifération des lapins sur l’île Ronde constitue une menace de plus en plus sérieuse pour une flore indigène unique au monde. Leur éradication s’impose et dans les plus brefs délais. C’est du moins l’avis de plusieurs experts, dont John Kundaeli de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature et des Ressources naturelles. Il a visité plusieurs réserves naturelles de Maurice. En ce qui concerne celle de l’île Ronde, il s’agrippe à la sonnette d’alarme. Il déplore, par exemple, que des pêcheurs massacrent systématiquement les paille-en-queues qui s’y nichent.
La Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA) s’oppose avec une rare détermination à l’éradication des lapins prédateurs de l’île Ronde par empoisonnement à base de strychnine. Elle exige des méthodes plus “ humaines ”. Elle a fait appel à un tireur d’élite, le major Gouldsbury qui parvint à tuer 885 lapins lors d’un premier séjour sur cette île. Ce massacre n’eut, hélas, pas de suite. Le hic c’est qu’on estime que les lapins de cette île sont environ 3 000 et l’ont connaît le taux prolifique de reproduction des lapines. Autrement dit, un major ne fait pas le printemps écologique et salutaire et une épée en forme de point d’interrogation se balance toujours au-dessus de l’île Ronde.
Privé de végétation rétentrice, le sol de l’île Ronde est directement exposé à une implacable érosion, appauvrissant d’autant un terreau déjà médiocre. Les palmiers indigènes ne s’y reproduisent plus, les lapins dévorant les graines. Une tentative de planter des palmiers indigènes à l’île Ronde (le palmier blanc et le palmier gargoulette), dans le respect de leurs caractéristiques génétiques, se porte plutôt mal. Les plantes sont chétives et exigent une protection plus adéquate.
Les nouvelles sont plus réjouissantes du côté de la pêche sportive et de celui des sports nautiques. Au large de Rivière-Noire, le Sud-Africain Joseph Jenrissen, 60 ans, ramène un marlin bleu de 1 043 livres. Il a réussi son exploit après neuf heures de lutte. Il pêchait à bord de Flipper V. Il en est à sa première visite à Maurice.
Les troisièmes championnats du monde de planche à voile réservent une agréable surprise au monde sportif mauricien. A l’issue de la deuxième manche, le Mauricien Jean Michel Rouillard, 17 ans, mène au classement général de la catégorie A des moins de 70 kilos. Il s’impose facilement dans l’épreuve d’ouverture et prend la 4e place dans la manche suivante. Didier Giraud a enlevé la 3e place de la manche d’ouverture et s’est également bien placé dans la manche suivante. Le champion du monde de cette catégorie, le Thaïlandais Ruamsap Bamrung, s’est laissé surprendre dans la manche d’ouverture. Il s’est vite repris et a surclassé ses adversaires, lors de la deuxième manche.
Terminons par une décision inattendue. Le ministère du Commerce et de l’Industrie (appréciez cet ordre de préséance, donnant priorité à l’importation sur l’exportation) interdit la fabrication de gants en caoutchouc par Gumboots Manufacturers Ltd, en dépit de permis et de certificats en règle. Cette entreprise opère depuis septembre 1977. Elle peut fonctionner 24 heures sur 24 mais ne produit que 2 000 paires par jour sur une capacité de 6 000 paires. Ce ministère ordonne l’arrêt de la production, au risque de provoquer le licenciement d’une centaine d’employés. Il refuse d’accorder le qualificatif “ allied products ”aux gants en caoutchouc, dont le procédé de fabrication est pourtant identique à celui des bottes. Cet ordre est d’autant plus incompréhensible qu’il existe une pénurie de gants en caoutchouc sur le marché. Le directeurde la GML est M. L.H.G. Prud’homme. Naturellement ceci n’explique pas cela.
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