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Dominique Lebon champion de Maurice de VTT

20 octobre 2004, 20:00

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“Le VTT c’est le fun assuré”

●<B>Comment s’est passée votre consécration dimanche dernier ?</B>

– Cent quatre participants étaient au départ ce qui constitue un record. Même sur route, on n’arrive pas à réunir autant de monde. Au niveau de la course, ça a démarré tambour battant. Il y a eu des attaques. La première est venue de Cédric Passée. Par la suite, Christophe Lincoln a contre-attaqué. Ne voyant personne réagir quand il avait pris une bonne trentaine de mètres d’avance, je suis parti le chercher avant d’accélérer. J’ai géré le reste de la course pour passer la ligne en premier.

●<B> De la route au sentier, comment s’est passée la conversion ?</B>

– Des amis m’ont convaincu de faire du VTT, entre autres Patrick Haberland, Christophe Gérard, Jean-Philippe Tyack. Je n’ai pas tardé à y prendre goût.

●<B>Mais les courses sur route ne vous manquent-elles pas ?</B>

– Non pas vraiment. Je me sens bien dans le VTT. C’est un autre univers où il y a une ambiance canon. C’est le fun assuré du début jusqu’à la fin. Et il y a même une troisième mi-temps (rires). On est très loin de la compétition féroce en pleine nature. On découvre notre pays sans avoir à faire attention à la circulation. Dans le VTT, il n’y a pas de club donc pas de maillot à défendre et pas de clan. L’objectif au départ ce n’est pas de tout casser. Mais de prendre son pied et s’il y a la victoire à la fin c’est un bonus.

De l’autre côté, le cycliste sur route se dirige, à mon avis, vers la croisée des chemins.

●<B> Il n’y a donc pas de chances de vous revoir sur la route ?</B>

– On ne peut pas dire ça. On ne sait jamais. Mais pour l’instant, je me plais bien dans le VTT. De plus, le vélo sur route demande plus de temps pour la préparation alors que j’ai des obligations professionnelles.

●<B>Sur un plan strictement technique, en quoi le VTT diffère-t-il de la course sur route ?</B>

– Il n’y a pas photo. Le VTT est bien plus éprouvant. Contrairement à la route, il faut être à bloc tout le temps. Il n’y a pas moyen de prendre la roue d’un autre coureur et se cacher. Il faut être physiquement au top.

●<B>Et qu’est-ce qui a changé du Dominique du début de la saison et de celui qui est devenu champion de Maurice ?</B>

– J’ai beaucoup progressé techniquement. C’est là toute la différence. Au début, j’avais peut-être les jambes mais je me faisais battre à tous les coups et je devais me contenter de la deuxième ou troisième place. Maintenant, ça va nettement mieux, je suis même champion de Maurice.

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