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Un parricide illustre le phénomène des ermites

20 octobre 2004, 20:00

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Les médias japonais se sont emparés cette semaine d’un parricide illustrant le phénomène des “hikikomori”, ces jeunes Japonais qui se retirent totalement de la société et vivent cloîtrés pendant des années. Un Japonais de 36 ans s’est présenté mardi dans un commissariat d’Osaka (ouest) et a avoué avoir tué la veille ses deux parents à l’aide d’une cravate.

Sorti sans diplôme du système scolaire, chômeur, l’assassin vivait reclus chez lui depuis près de vingt ans. Il a expliqué son geste par l’absence d’avenir de ses parents. “Je me sentais perdu parce que j’étais incapable de trouver un travail. J’ai tué mes parents parce que j’étais inquiet pour leur avenir, ils n’avaient qu’une pension de retraite”, a-t-il dit aux enquêteurs.

Selon un responsable de la police d’Osaka, cet homme, dont l’identité n’a pas été rendue publique, s’est retiré de la société peu après avoir quitté le lycée. Lors de son interrogatoire, il a raconté qu’il vivotait au début d’emplois à temps partiel. Mais des rougeurs persistantes ont marqué son visage, et il n’a dès lors plus osé sortir de chez lui.

“Je détestais sortir et j’ai commencé à me retirer de la société”, a-t-il dit. Aucun chiffre officiel n’est disponible sur le nombre de ces “hikikomori” au Japon, mais les estimations publiées dans la presse varient entre 500 000 et un million de personnes, sur une population totale de 127 millions de Japonais.

Incapables de sortir de chez eux, ces malades, souvent des jeunes gens, s’enferment dans leur réclusion et il est difficile de les en faire sortir pour consulter les services psychiatriques.

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