Publicité
Maurice affiche un résultat peu louable
Par
Partager cet article
Maurice affiche un résultat peu louable
Maurice perd du terrain dans sa lutte contre la corruption. C?est ce que révèle l?Indice de perception de la corruption (IPC) 2004 de Transparency International.
Alors que le pays se situait à la 48e place en 2003, son score cette année est nettement inférieur. En effet, il se retrouve à la 54e place sur un total de 146 pays. Seule consolation : cet indice se fonde sur des perceptions et non des informations empiriques. Ce détail ne risque cependant pas d?impressionner les investisseurs potentiels.
Le score de 4.1 sur un total de 10 démontre une perception internationale de plus en plus négative du pays. Le rapport s?appuie sur des sources telles que le Global Competitiveness Report du World Economic Forum, le Country Risk Service and Country Forecast de l?Economist Intelligence Unit et les Risk Ratings 2004 du World Markets Research Centre. En 1998, lors de sa première participation, Maurice s?était classée à la 33e place avec un score de 5.0. Seuls les pays ayant fait l?objet d?au moins trois enquêtes, auprès notamment des milieux d?affaires et d?analystes, sont éligibles au rapport.
Le Botswana, avec un score de 6.0, est la bonne surprise du continent africain. Il se trouve à la 31e place. Sept pays peuvent se vanter d?avoir un résultat supérieur à 9. Ils sont la Finlande, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, l?Islande, Singapour, la Suède et la Suisse. L?Azerbaïdjan, le Paraguay, le Tchad, le Myanmar, le Nigeria, le Bangladesh et Haïti sont les derniers de la cuvée 2004. Ils ont tous obtenu un score inférieur à 2.
?Il est difficile de fonder des affirmations comparatives sur les niveaux de corruption dans différents pays en se servant de données empiriques rigoureuses. Par exemple, en comparant le nombre de poursuites judiciaires ou de procès. De telles données internes à un pays ne reflètent pas les niveaux réels de corruption, mais plutôt l?aptitude de l?appareil judiciaire et des médias à dévoiler la corruption?, précise le rapport.
Il offre matière à réflexion. Comme le rappelle le président de Transparency International, Peter Eigen, ?La corruption est un facteur endémique de la pauvreté?. C?est une des raisons pour lesquelles cette organisation avait lancé un appel aux autorités et institutions gouvernementales, au secteur privé, aux médias et à la société civile pour conjuguer leurs efforts dans la bataille contre la corruption. Une petite économie comme la nôtre ne peut se permettre, surtout dans la conjoncture mondiale actuelle, d?être perçue comme étant indifférente à la transparence, l?intégrité et la responsabilité.
Publicité
Publicité
Les plus récents