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Un client intente un procès à la MCB

20 octobre 2004, 20:00

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Ramesh (nom fictif), un Deputy Rector dans un collège confessionnel de la capitale, s’apprête à se battre contre la Mauritius Commercial Bank (MCB). Son compte d’épargne a été délesté de près d’un demi-million de roupies à son insu. Une mise en demeure sera bientôt servie à la banque. Mis au courant, l’ICP soutient la démarche de ce client, probablement victime d’une fraude importante, et réclame des explications à la Banque de Maurice et à la MCB. L’affaire remonte au mois dernier. En trois jours, le ou les malfaiteurs ont délesté le compte de Ramesh de Rs 440 000. Les retraits de Rs 40 000 à la fois, ont été faits sur des guichets automatiques autres que ceux de la MCB.

C’est le 25 septembre, en demandant un relevé de son compte à partir du guichet ATM de la MCB à Trianon, que Ramesh constate qu’une somme de Rs 50 a été débitée, le 8 du même mois pour un retrait de Rs 40 000 sur un guichet autre que ceux de sa banque. Intrigué, il demande immédiatement à la banque de stopper tout paiement sur ses deux comptes. Il devait apprendre par la suite que son compte d’épargne avait fait l’objet de retraits non autorisés de Rs 440 000 du 3 au 7 septembre dernier, sans que la banque ne l’ait averti de ces retraits massifs.

Selon un éminent homme de loi, que l’ICP a contacté, il est certain que la responsabilité de la banque est engagée dans cette affaire d’autant que le client n’a jamais été informé de ce risque lors de la remise de sa carte Maestro. Le client affirme n’avoir jamais perdu sa carte et s’étonne que des retraits de Rs 40 000 aient été autorisée. La MCB a fait preuve d’irresponsabilité en omettant d’informer le client de retraits massifs à partir de guichets autres que les siens.

Pour sa part, la MCB semble se désengager. Dans une lettre adressée au client, elle affirme que le PIN code du client avait été utilisé lors de ces retraits. Selon elle, ce serait un membre de la famille ou quelqu’un qui aurait accès à la carte qui aurait fait ces retraits.

Interrogé sur le montant excessif des retraits, l’Internal Audit Department affirme que la limite de Rs 20 000 n’est pas appliquée sur des ATM autres que ceux de la banque. Avisé, l’ICP a écrit cette semaine au gouverneur de la Banque de Maurice et au directeur de la MCB. L’institution du Banking Ombudsman se faisant attendre, le client a décidé d’initier une action légale contre la banque. Affaire à suivre.

<B> Perte de la carte : quatre gestes pour vous éviter le pire</B>

● Apprenez par cœur votre code secret. Ne le confiez à personne. Conservez votre carte dans un lieu sûr. Ne laissez jamais traîner votre carte bancaire chez vous, en voiture ou sur votre lieu de travail afin d’éviter une utilisation à votre insu par l’un de vos proches ou par une simple connaissance. Vérifiez régulièrement que vous êtes toujours en possession de votre carte. Conservez un double du numéro de votre carte gravé sur celle-ci. Notez avec les numéros de téléphone des centres d’opposition.

● Tapez votre code secret à l’abri de tout regard. Conservez soigneusement vos tickets ou facturations jusqu’à la vérification de votre relevé de compte. Vérifiez soigneusement votre compte dès que vous recevez vos relevés bancaires périodiques. Et s’il y a lieu, contestez très rapidement l’opération litigieuse, par écrit de préférence. Prévenez immédiatement votre banque dès que votre carte est perdue ou volée.

● Prenez soin de votre carte. Dès la réception de celle-ci, apposez votre signature au dos. Vous éviterez qu’un fraudeur inscrive sa propre signature en cas d’usurpation de la carte. Notez, par ailleurs, qu’en cas de perte, l’opposition téléphonique doit être confirmée par lettre express ou recommandée. Si lors de l’opposition faite par téléphone, le titulaire peut donner les seize chiffres gravés sur sa carte, sa déclaration sera immédiatement enregistrée et répercutée en conséquence. Mais le titulaire doit confirmer par écrit adressé à la banque son opposition téléphonique.

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