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La man?uvre de sarkozy échoue
«Sentendre dire : Bonjour ici Reshma de l?île Maurice, peut tout à fait créer immédiatement un a priori positif chez le client », explique très sérieusement Gérard Sanspeur, le directeur du Board of Investment (BOI). Pourtant, en début de semaine, l?arrêté du ministre des Finances français Nicolas Sarkozy contraignant les centres d?appels à informer leurs interlocuteurs de la localisation exacte du centre, avait suscité une controverse.
Gilles de Robien, le ministre français de l?Équipement, avait déjà annoncé, en juin, des mesures pour inciter les entreprises françaises des Technologies de l?information et de la communication (Tic) à ne pas délocaliser. Mais l?effort avait été insuffisant. L?arrêté Sarkozy, censé renforcer ces mesures, a suscité des critiques acerbes, y compris dans les centrales syndicales des employés victimes de délocalisation.
Maurice, dans tout cela joue l?apaisement. La BOI vend le pays éthiquement. « Nous ciblons en priorité les entreprises en pleine expansion. Celles qui ouvrent de nouveaux centres à l?étranger. Ainsi quand Maurice accueille un nouveau centre d?appels, cela ne veut pas dire que cette décision a nécessité des suppressions d?emplois ailleurs », explique Gérard Sanspeur.
Le mouvement de délocalisations et de suppression ne risque pas de ralentir en France. En 1993, déjà, Jean Arthuis, un sénateur français avait remis un rapport d?information à son assemblée sur les délocalisations. Il avait conclu que des obstacles sociaux et fiscaux ne rendaient pas service aux entreprises en France. Plus récemment, la vigueur de l?euro face aux principales monnaies a plombé un peu plus la compétitivité de ces entreprises.
Ce qui amène Maurice à mettre en valeur des arguments massues face à la concurrence de la vieille Europe. « Les lois flexibles permettent jusqu?à 45 heures de travail hebdomadaire. L?absence d?un Remuneration Order pour le secteur Tic. Un délai de 14 jours pour la mise à terme d?un contrat de travail. L?absence de syndicats dans les Tic ou encore les faibles taux de compensations en cas de licenciements », sont autant d?éléments que les représentants de la Business Parks of Mauritius, la Financial Services Promotion Agency ou la BOI ne manquent pas de citer face à des directeurs d?entreprises en prospection.
Donc, pour stopper le mouvement amorcé, Sarkozy devra trouver autre chose.
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