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MACBETH perd la tête à l?école du Nord
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MACBETH perd la tête à l?école du Nord
Evidemment le cafouillage est voulu. Et il en faut du travail pour arriver à ce qu?un tel désastre puisse paraître crédible et pour que le public se retrouve dans cette pièce dans la pièce. La mise en abyme est folle à souhait et l?on est vite séduit par les personnages
La Rain or Shine Theatre Company présente du 6 au 9 octobre la Farndale Avenue Housing Estate Townswomen?s Guild Dramatic Society?s Production of Macbeth - le titre de la pièce - tout aussi déjanté.
L?histoire est celle d?un groupe de femmes en Angleterre qui se lancent dans une compétition théâtrale. Elles joueront Macbeth, devant un membre du jury. Mais les choses ne se déroulent pas à merveille.
Henry, le seul homme de la troupe, venu initialement pour donner un coup de main, a le rôle de Lady Macbeth.
Les accessoires sont ceux de la vie courante, les costumes sont faits de bouts de rideaux?
Le public est amené à suivre le déroulement de cette pièce classique en même temps que Mrs Peach, le jury, qui donnera une savoureuse appréciation de l?interprétation à l?issue de la pièce.
On rit volontiers des maladresses des comédiens, de leurs trous de mémoire, des accessoires oubliés dans les loges et que les accessoiristes apportent en courant, le temps d?un black-out mal calculé, entre deux bruitages étincelants et décalés.
Les comédiennes, Jane Bennett, Muriel Taikie, Lee Koenig, Marjorie Harrisson, Ann Laurette, Margaret Waterman, Margo Masson, Nathalie Avrillon et Jessica Baker, font de leur mieux dans ce capharnaüm.
ÉTRANGE ET BIZARRE
Les uns se prenant très au sérieux, résistant à l?appel comique qui est lancé à chaque instant, les autres rigolant à tout va. Chacun interprète plusieurs personnages.
«On s?amuse beaucoup,» nous confie le metteur en scène, Jane Bennett. La bonne humeur est ressentie durant toutes les étapes de la production. Jim Bennett qui interprète les rôles de Henry et Lady Macbeth, donne de temps en temps quelques conseils de mise en scène. «Pourquoi ne pas faire passer la tête coupée et la poupée par-dessus le décor,» demande-t-il aux accessoiristes.
Un simple regard suffit pour lui répondre. Le rictus qu?elles affichent en dit long. Elles viennent d?avoir la permission de faire n?importe quoi et ne vont pas s?en plaindre.
Dans la seconde qui suit, l?une d?elles attrape sa canne à pêche au bout de laquelle pend une fausse tête ensanglantée.
Et hop, par-dessus les murailles de la cité. L?effet est saisissant. Comédiens et metteur en scène rient aux éclats. Preuve que le mouvement est réussi. Il sera intégré au spectacle. Et c?est ainsi que petit à petit, la pièce prend forme. Une forme bizarre, étrange et à mourir de rire.
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