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Bon baiser de Russie..
La jeune Russe, Svetlana Kuznetsova, l’a emporté 6-3, 7-5 en finale face à une autre compatriote, Elena Dementieva, déjà finaliste malheureuse à Paris. Mais plus que l’expérience, c’est bien la jeunesse qui a prévalu, Kuznetsova dominant les débats malgré deux alertes dans le deuxième set.
La fatigue aurait-elle fini par rattraper Elena Dementieva en finale ? Accrocheuse en diable face à Amélie Mauresmo puis Jennifer Capriati, s’imposant les deux fois au jeu décisif du dernier set, la Moscovite est apparue, cette fois, bien moins fringante. Blackboulée derrière sa ligne de fond de court par sa compatriote, Dementieva ne se cherchait pas pour autant d’excuse à l’issue de la finale et préférait saluer la performance de son nouveau bourreau : “Elle a merveilleusement bien joué.”
Après le mémorable troisième set joué la veille par Dementieva face à Capriati, l’élève d’Olga Morozova partait, pourtant, avec les faveurs des pronostics, d’autant que sa finale perdue à Paris plaidait pour elle. Et l’ancienne patronne du circuit féminin y a évidemment été de son petit conseil, lui soufflant juste avant la finale : “j’ai remporté le tournoi quand j’étais jeune, tu peux également le faire.”
Et force est de constater que la jeune Russe l’a bien joué intrépide en ne laissant à aucun moment l’enjeu prendre le dessus sur son jeu, dictant notamment la cadence au cours d’une première manche bien maîtrisée.
Dementieva a eu beau prendre d’entrée le service de son adversaire sur sa première occasion, cette dernière ne traînait pas pour répliquer et prendre l’avantage. Dementieva se montrait pourtant impeccable au service avec un remarquable 88% de réussite en première balle, mais son manque de puissance sur l’engagement se faisait alors cruellement sentir. Kuznetsova multipliait ainsi les accélérations, scellant le sort des points à coup de fautes directes ou de points gagnants (17 dans chaque catégorie) tandis que sa compatriote se contentait de subir.
Dementieva relativise...
Changement de physionomie en début de deuxième set puisque Dementieva se montrait, enfin, plus agressive et ses trois précédentes victoires dans le tournoi face à Safina, Zvonareva et Mauresmo après avoir concédé la première manche revenaient en mémoire. La Moscovite se détachait 2-0 puis 4-2 mais Kuznetsova répliquait du tac au tac pour recoller au score en venant plus souvent qu’à son tour conclure les points au filet où elle signait un 100% de réussite. La pression était alors évidemment sur les épaules de Dementieva qui craquait à cinq jeux partout, permettant à sa compatriote de servir pour le match. La deuxième balle de match fut la bonne, et Kuznetsova devenait ainsi la première Russe à s’imposer à Flushing Meadows.
11 septembre oblige, la cérémonie de remise des trophées fut placée sous le signe du recueillement. Et tandis qu’Alan Schwartz, le président de l’USTA, écorchait son nom, Kuznetsova dédiait son trophée aux victimes des attentats d’il y a trois ans et à celles de la prise d’otage à Beslan. Dementieva, qui portait un ruban noir sur son maillot, relativisait ainsi sa défaite “Malgré ma défaite, c’est une belle journée, car il s’est passé des choses bien plus importantes pendant cette quinzaine”.
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