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Capriati époustouflante !
Le court Arthur Ashe de Flushing Meadow a vécu un grand moment de tennis, mardi soir, quand une Jennifer Capriati rajeunie a vaincu, à l’usure, la double championne Serena Williams pour ainsi obtenir son billet pour le dernier carré de l’US Open.
Le score 2-6, 6-4, 6-4, le tout en deux heures et six minutes de coups de théâtre pour la 17e confrontation entre les deux filles.
Williams a remporté le premier set après avoir fait deux fois le break, mais Capriati, 28 ans, a retrouvé ses esprits à temps pour mener une lutte haletante contre sa compatriote et obtenu un billet pour les demi-finales où elle affrontera Dementieva.
Au premier jeu du troisième set, alors que les deux joueuses étaient à égalité, un service de Williams avait été déclaré correct par le juge de ligne, mais la juge portugaise a annoncé : “Avantage Capriati”.
D’abord incrédule, Williams a laissé sa colère se déchaîner devant la chaise de l’arbitre. Elle a ensuite réussi à égaliser un jeu partout, mais a perdu son service au jeu suivant.
La Russe Elena Dementieva, tête de série n°6, a pour sa part fait preuve d’un courage incroyable, luttant contre des douleurs à la cuisse et à l’estomac, et les errements de son service, pour l’emporter en 2 h 40 face à la Française Amélie Mauresmo, tête de série n°2. Le score : 4-6, 6-4, 7-6.
Mauresmo a ainsi laissé lui échapper la première place du classement mondial, même si elle a avoué ne pas savoir qu’un succès face à Dementieva lui offrirait le fauteuil de numéro 1, abandonné par Justine Hénin-Hardenne, sortie dès les huitièmes de finale.
La Française, qui court toujours derrière un premier titre du Grand Chelem, a pourtant pris à deux reprises le service de son adversaire dans la deuxième manche, après s’être adjugé la première. Malgré 15 doubles fautes et la douleur, Dementieva a su renverser le cours de la rencontre.
Distancée à l’entame de la dernière manche d’une partie émaillée de 15 breaks, Mauresmo, tête de série numéro deux, est néanmoins parvenue à recoller au score. Mais la Russe, qui a su faire preuve d’une détermination sans faille, a finalement pris le large dans le jeu décisif.
<B>Llodra, la fin du rêve</B>
La Française avait du mal à cacher sa déception et à analyser son échec face à une joueuse qui avait déjà ruiné ses espoirs à Roland-Garros, au même stade de la compétition.
“Je suis sonnée”, a-t-elle dit. “Je suis vraiment déçue. Je m’en veux parce que j’ai eu des occasions et que je ne les ai pas concrétisées. A l’inverse, Elena a su forcer les choses. Je préfère ne pas faire de commentaires sur les arrêts qu’elle a provoqués pour des soins”.
Chez les hommes, Le Suédois Joachim Johansson, tête de série n°28, s’est montré sans pitié pour le Français Michaël Llodra, laminé 6-2, 6-3, 6-2 en 1 h 20. Impressionnant au service, Joachim Johansson a étouffé le gaucher parisien pour se qualifier pour les quarts.
“J’ai beaucoup patienté dans le vestiaire, j’étais conditionné pour jouer vers 15 h 30 et je ne m’attendais pas à jouer en nocturne”, a souligné Llodra. “J’ai eu du mal à entrer dans le match, je n’avais pas de super sensations. C’est le genre de matches où tout vous échappe.”
Michaël Llodra, 56e mondial, est toutefois satisfait de son parcours à Flushing-Meadows. “Grâce à mon accession en huitième de finale, je vais rentrer dans les quarante premiers. J’étais 175e en début d’année”, souligne-t-il.
L’Australien Lleyton Hewitt, vainqueur de l’US Open, s’est lui facilement qualifié pour les quarts en battant le Slovaque Karol Beck 6-4, 6-2, 6-2.
Hewitt, tête de série n°4, a pris le large au neuvième jeu du premier set et ne s’est jamais arrêté.
En demi-finales, il sera opposé à l’Allemand Tommy Haas qui cherchera à prendre sa revanche des huitièmes de finales de l’US Open de 2001.
Haas, retrouvant la forme qui l’avait porté aux sommets du classement mondial avant une opération à l’épaule, a éliminé le Tchèque Tomas Berdych avant de triompher 7-6, 6-1, 7-5 .
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