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Nelson Monfort de France Télévisions as de l?interview sportive
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Nelson Monfort de France Télévisions as de l?interview sportive
Vous semblez avoir une affection particulière pour Stéphan Buckland et Maurice?
Stéphane Buckland est quelqu?un que j?apprécie beaucoup. Il a eu une très belle déclaration lorsque je lui ai parlé après sa course. Il a dit que le sport redevenait propre. Cela m?a énormément fait plaisir. Il a remarquablement bien tenu. Le niveau était très relevé. C?est vraiment un athlète pour qui j?ai beaucoup d?estime. D?ailleurs, sans les Américains, il aurait été troisième ! A Maurice, il y a un état d?esprit qui me séduit beaucoup. C?est non seulement une magnifique île mais son peuple est d?une grande gentillesse.
Comment un diplômé de droit, qui a fait les sciences politiques avant de se spécialiser dans les relations étrangères, devient-il journaliste sportif ?
Par passion. Quand je suis arrivé dans ce métier, je ne connaissais pas grand monde. J?ai dû creuser mon sillon. Je n?ai pas été pistonné par qui que ce soit. Je me suis battu car les portes ne s?ouvraient pas toujours facilement mais j?ai persévéré. Si mon exemple peut servir, je serais content. Quand on veut vraiment quelque chose, on peut y parvenir.
Vous avez une manière très particulière de commenter le sport. Volubile, polyglotte, attachant? avez-vous un secret pour conquérir les téléspectateurs ?
Le secret est la sincérité. Le public ne s?y trompe pas. Il faut être enthousiaste quand il y a matière à l?être. Cela ne sert à rien de se forcer. Il ne faut pas de faux enthousiasme. Lorsque j?ai la chance d?être en bord de piste, il vient naturellement. Des millions de personnes auraient aimé vivre cela. J?en suis conscient. C?est pour cela que je mise que sur la sincérité et l?honnêteté.
Quelles sont les principales difficultés que rencontre le journaliste sportif de la télévision ?
Les difficultés ne viennent pas des athlètes mais de leur entourage. Les agents, les managers et les sponsors mettent souvent des barrières entre le journaliste et le sportif. C?est surtout l?entourage qui crée parfois des difficultés. Quand on réussit à approcher les sportifs, en général, ils parlent bien. Cependant, avant que je ne commence une interview, je sais déjà, si elle va bien se passer ou pas. Il faut aborder le sportif avec le sourire et le mettre en confiance. La plupart du temps, ça se passe bien. Toutefois, il est plus difficile de parler au sportif vaincu qu?au vainqueur.
Revenons sur les J.O. à Atlanta quand Carl Lewis vous a préféré aux journalistes de son pays. Comment se sent-on à ce moment là ?
Pour moi, ça a été une très belle récompense. Il m?avait privilégié à environ cinq cents autres journalistes. Pendant quelques années, il était au bas de ses performances. Alors que les autres journalistes l?avaient mis de côté, nous (ndlr : France Télévisions) nous étions là. Il a une belle mémoire et de la reconnaissance.
Est-il vrai que vous ne commentez que les sports que vous pratiquez ?
Oui. Il y a une forme de respect vis-à-vis du téléspectateur. L?athlétisme est le sport en excellence. On commence tous d?ailleurs par faire la course quand on est petit déjà. Je fais ainsi du ski, du patinage, de l?athlétisme et du tennis entre autres. Il y a ainsi une forme de crédibilité.
Nelson Monfort Ice?s Skating? vous êtes le seul commentateur sportif à avoir un jeu vidéo où votre nom est associé au titre. Comment cela s?est-il passé ?
Je ne l?ai jamais vu. J?en ai vaguement entendu parler mais je ne l?ai jamais vu. Je vais toutefois me mettre à sa recherche maintenant que j?en connais davantage.
Si demain, dans le plus farfelu des mondes, le sport n?existait pas. Que ferait Nelson Monfort ?
J?écouterais de la musique. C?est ma deuxième passion. On n?est jamais seul quand on écoute de la musique. Le sport ne m?empêche pas d?en écouter mais je pourrais alors en écouter plus. J?aime beaucoup tous les grands classiques comme Mozart, Bach ou encore Schubert.
Interview réalisée par Audrey KELLY-MARTIAL
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