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Crithika Mawooa serait le cerveau du drame
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Crithika Mawooa serait le cerveau du drame
L?enquête sur la découverte des dix cadavres en état avancé de décomposition à Béchard Lane, St.-Paul, arrive à son huitième jour. Et la Criminal Investigation Division et la Major Crime Investigation Team penchent pour la thèse selon laquelle l?esthéticienne, Crithika Mawooa, serait le cerveau derrière ce drame.
Elles s?interrogeaient également sur l?identité véritable de l?auteur de la lettre suicidaire trouvée à côté du cadavre d?une femme présumée être Crithika Mawooa. Mais le mari de l?esthéticienne, Ashok Nunkomar, a certifié hier aux Casernes centrales que la lettre était bien de sa femme.
Autre piste considérée par les enquêteurs : l?incidence d?une organisation internationale, Eckankar, sur ce drame. Les témoignages recueillis vont dans ce sens alors que deux médaillons portant le sigle EK ont en effet été trouvés sur Crithika Mawooa et Rajesh Dhayam. Le représentant de l?organisation à Maurice, Jean Maunick, a, de plus, confirmé que Rajesh Dhayam en faisait partie de 1990 à 1996.
Le cadre administratif du Mahatma Gandhi Institute (MGI), âgé de 49 ans, entretenait une liaison amoureuse avec Crithika. Rajesh Dhayam était porté manquant depuis le 6 août. Un chèque qui se trouvait en sa possession faisait l?objet d?une enquête. Le mystère sur ce cheque d?un montant de Rs 368 000 est levé depuis jeudi, lorsque les enquêteurs ont eu la confirmation que ledit chèque a été encaissé le 18 juin à la succursale de la State Bank of Mauritius de Réduit.
Ce chèque a été émis par le MGI au nom de Rajesh Dhayam pour l?acquisition d?une voiture hors taxes. L?autre volet de l?enquête de la police concernerait ce qui est advenu de cet argent.
Selon l?autopsie, les dix victimes, dont Ravi, Kunti et Chinta Mawooa, le fils de Crithika, Devesh Nunkomar, 11 ans, Maya Jhowry, 40 ans, sa fille Khesha, 17 ans et son fils Bhavish, 15 ans, sont décédées à la suite d?un empoisonnement au cyanure.
La dixième victime a été identifiée lundi. Il s?agissait d?Hervé Janvier, âgé de 49 ans qui habitait aux Flats Bhunjun, Quatre-Bornes. Il était porté disparu depuis le 20 novembre 2002 et son nom était cité dans le cadre de l?enquête de l?Anti-Drug & Smuggling Unit (Adsu) dans l?affaire Vinay Deelchand. Il était recherché par le Central Criminal Investigation Department pour des cas de «swindling».
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