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Dev Hurnam parle de fuites du bureau du DPP

31 août 2004, 20:00

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La presse irrite de plus en plus Dev Hurnam. L’avocat parlementaire l’a démontré hier, quand il rejoignait ses hommes de loi à la cour de district de troisième instance en début d’après-midi. Il revenait de l’Assemblée nationale et était d’humeur massacrante.

“Enkor zot mem ?” lance-t-il aux journalistes présents. Repérant un confrère de la presse du samedi, il l’apostrophe : “Pa revinn dan mo biro enkor. Tonn tire foto ? Al get biro les zot avocat !” N’obtenant pas de réaction des journalistes, Hurnam s’en va parler à ses sympathisants.

C’est à son intervention à la fin de l’audience que l’on comprendra son ressentiment envers la presse. Alors que, sur motion de la défense, arguant que l’enquête préliminaire n’était pas complétée, et l’approbation de la poursuite, la cour a renvoyé l’affaire au 10 septembre, Dev Hurnam a demandé l’autorisation pour une déclaration.

Celle-ci est de taille. Il assure qu’il y a eu des fuites d’informations “confidentielles” du State Law Office. Un hebdomadaire a publié les détails relatifs à l’affaire en cour. L’article, paru un vendredi, fait état, entre autres choses, d’une liste de témoins en cours de préparation au parquet. “Je voudrais que l’esprit de la loi règne. I will stand trial or prosecution at any stage, mais je souhaite qu’il n’y ait pas de publicité excessive en ce qui concerne cette affaire”, déclare Hurnam à la cour.

Cet article de presse mentionne une éventuelle demande du parquet auprès de la cour pour instruire une enquête préliminaire sous la section 116 du Courts Act. Cet article n’accorde pas la juridiction à un District Magistrate pour condamner une personne pour un délit punissable par servitude pénale. Or, le délit dont est accusé Dev Hurnam est punissable d’un emprisonnement de plus de trois ans.

Déféré aux assises

Yvon Jean Louis, du parquet, a estimé que cette allégation est grave et que le bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP) se réservait le droit de prendre toute action nécessaire après enquête. Hurnam a promis de produire une copie de l’article à la reprise de l’affaire, le 10 septembre prochain.

Cette demande, si elle était agréée, sera donc instituée selon les provisions 44 et 45 du Criminal Jurisdiction Act.

Au cas où l’enquête préliminaire serait accordée, et que le magistrat jugerait les preuves suffisantes pour un prima facie case contre Dev Hurnam, ce dernier sera déféré aux assises. Ce qui annulera la décision des Law Lords du Conseil privé de la reine, lesquels ont accordé la liberté conditionnelle à l’avocat parlementaire. Dans cette éventualité, Dev Hurnam pourra demander de nouveau une remise en liberté sous caution, qui ne sera cependant accordée qu’avec la permission du DPP.

L’audience d’hier était prévue pour les débats sur la motion à l’effet d’annuler toutes les accusations contre Hurnam dans l’affaire connue comme la notary connection. La défense était représentée par Mes Gavin Glover, Nanraj Patten, Sunil Lutchmun, Viren Ramchurn et Sanjeev Teeluckdarry, et le parquet par Yvon Jean Louis.

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