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L’Etat donne priorité aux chômeurs de plus de 40 ans

30 août 2004, 20:00

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Reconvertir les nouveaux chômeurs. Un épineux dossier auquel s’attaque l’Etat alors que la conjoncture économique mondiale favorise la perte d’emploi dans la zone franche. Les syndicats acquiescent. Après 18 mois, gouvernement et syndicats du textile passent la situation en revue hier. L’atmosphère semble propice au dialogue.

D’ores et déjà, un constat s’impose : des licenciés, ceux dans la quarantaine peinent à trouver un emploi dans la même filière, pour des raisons d’improductivité. Pour mieux gérer le sujet, l’Etat viendra de l’avant avec une étude quantitative et qualitative sur ces chômeurs âgés entre 40 et 45 ans.

Le document servira d’outil de travail pour trouver des créneaux afin de caser le groupe. Et dans deux ou trois semaines après avoir reçu le rapport, le gouvernement compte rencontrer les syndicats. L’initiative a été bien accueillie par les syndicats.

La réunion d’hier était présidée par le Premier ministre, Paul Bérenger ; ce dernier était entouré de son ministre des Finances, Pravind Jugnauth, du Secteur informel, Joe Lesjongard, de l’Industrie, Shushil Khushiram, de l’Agriculture, Nando Bodha, du Travail, Showkutally Soodhun. Interrogé, ce dernier explique que chaque ministre s’occupera d’un aspect du dossier et reviendra ensuite avec un rapport complet.

Les syndicalistes ont encore une fois évoqué leurs propositions en faveur de l’intérêt des employés de la zone franche. Yousuf Sooklall, président de la Free Democratic Federation Union (FDUF), a proposé des amendements dans la législation du travail. Des propositions que le gouvernement dit considérer. Il fera part de son point de vue ultérieurement, dit-il.

Autre amélioration souhaitée : celle de la Federation of Progressive Unions. Selon Reaz Chuttoo, il est temps que le travailleur qui poursuit son employeur en Cour industrielle soit assisté d’un avocat. Car l’inspecteur du travail est “souvent débordé”.

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